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Articles et conseils concernant l’alimentation

Je choisis de manger du pain complet.

Pourquoi le Pain Complet a un intérêt nutritionnel ?

 

La farine complète et la farine blanche.

La farine blanche et la farine complète sont les principaux types de farine de blé. Le blé est utilisé dans la production de la farine complète avec un taux d’extraction total à savoir que tout est conservé lors de l’opération de mouture qui est le broyage de l’amande farineuse du blé avec ses enveloppes. Pour la farine blanche, l’opération ne s’arrête pas là puisque le blé va subir le tamisage qui sépare le grain broyé (farine) du son (enveloppe) et du germe pourtant rempli d’éléments hautement nutritifs. S’ensuivent des séries d’opérations de sassage, claquage et de convertissage qui n’ont qu’un seul mot d’ordre : rendre la farine de plus en plus blanche et un grain de plus en plus fin, cette fine semoule s’appelle d’ailleurs dans le langage professionnel les finots.

La farine complète quant à elle à une couleur plus brune car contient toutes les parties du grain de blé : le son riche en fibres (couche extérieure), l’endosperme (couche du milieu) et le germe (couche intérieure). Le son donne des fibres solubles et insolubles, des vitamines B, des minéraux, des protéines et d’autres produits phytochimiques. L’endosperme contient des hydrates de carbone, des protéines et de petites quantités de vitamines B. Le germe est rempli de minéraux, vitamines B, vitamines E. Le pain complet est en somme plus intéressant sur le plan nutritionnel car plus riche en minéraux et vitamines, que l’on retrouve dans l’enveloppe du blé, ces micronutritments particulièrement la Vitamine B3 et B6 ont un rôle prépondérant dans les réactions métaboliques et contribuent à la production d’énergie à partir des autres nutriments.

Les Fibres Alimentaires

Dans le cadre d’un contrôle du poids, faut-il privilégier le pain complet au pain blanc ?

Même si le pain complet est pratiquement aussi calorique qu’un pain blanc, il n’empêche qu’il n’est pas moins intéressant dans le cadre d’un suivi de régime minceur. Les fibres qu’il contient en font un allié indispensable pour la lutte contre l’obésité, ou d’autres maladies. D’ailleurs, la consommation régulière d’aliments au blé complet a été associée par les chercheurs à une réduction de plusieurs maladies dont les maladies cardiaques et le cancer, surtout le cancer du côlon car les fibres en augmentent la motilité intestinale diminuent le contact des aliments carcinogènes avec les muqueuses.

Afin de mieux comprendre le rôle majeur des fibres alimentaires contenues dans le pain complet, commençons par les distinguer en deux groupes distincts les fibres solubles et insolubles qui n’est en fait qu’une séparation analytique : les fibres solubles plus rapidement solubilisées dans l’eau sont plus disponibles plus rapidement et subissent une fermentation plus tôt dans le colon que les fibres dîtes insolubles.

  • Les fibres insolubles (hémicellulose insoluble, cellulose, lignine) se comportent comme des éponges dans notre intestin en se gorgeant d’eau en augmentant alors le volume des selles ce qui contribue à une bonne régulation du transit intestinal. Leur rôle mécanique au niveau de la paroi augmente la distension abdominale et réduit la digestibilité des nutriments énergétiques puisque les enzymes digestives n’y ont pas accès, la sécrétion d’insuline dans ces conditions peut être réduite et un effet satiétogène peut s’installer plus rapidement.  L’intérêt de rendre le pain complet plus rassasiant contribue alors à contrôler notre appétit donc notre poids sur le long terme puisque moins d’aliments consommés signifie moins de calories rentrantes et donc moins de chance de faire des réserves graisseuses…logique.Le pain complet contient en moyenne 5g de fibres insolubles pour 100g (équivalent à 5 tranches fines coupées en boulangerie) alors que le pain blanc en contient 3 fois moins. Les fibres insolubles peuvent contenir jusqu’à 10 fois leur poids en eau, je vous laisse imaginer l’effet de levier quand on passe du pain blanc au complet pour une même consommation de pain soit 30 fois l’effet escompté en terme de satiété ou d’effet laxatif. On comprend alors l’avantage certain pour améliorer sa ligne quand on prend l’initiative de troquer sa consommation de pain blanc en pain complet.
  • Les fibres solubles type mucilage (hémicellulose soluble) sont également plus présentes dans le pain complet puisque contenues dans le son de blé.  Même si cette quantité reste limitée de l’ordre de 1g pour 5 tranches de pain, nous pouvons en compter 5 fois plus que dans un pain blanc ce qui n’est pas sans signification. Notons que l’apport journalier recommandé de fibres solubles est de 10g ce qui prouve encore une fois que le pain complet est une source nutritionnelle non négligeable. En boulangerie, les fibres solubles du pain (arabinoxylane soluble) ont des effets globalement positifs pour les qualités de la pâte et du pain. Leur absence provoque des pâtes molles et collantes et des pains non développés ce qui est souvent le cas des pains blancs. Expliquons enfin l’intérêt des fibres solubles sur notre organisme. Dans le bol alimentaire, elles s’épaississent en présence d’eau et forment un gel extrêmement visqueux capable de :
  • 1) retenir dans le côlon les acides biliaires fabriqués à partir du cholestérol qui s’accumulent et sont excrétés en masse ce qui conduit à une diminution du taux de cholestérol sanguin ce qui est encourageant pour limiter le risque des maladies cardiovasculaires.
  • 2) ralentir l’absorption des nutriments énergétiques notamment le glucose ce qui peut retarder et réduire le pic glycémique et pic d’insuline. Ce ralentissement d’absorption intestinale est constaté du fait de sa longueur étalée causé par les propriétés organoleptiques du gel. Nous retrouvons sans doute une incidence glycémique de ce gel sur la diminution de la motricité et vidange  gastrique. Tout cela conduirait à expliquer la baisse de l’index du pain complet de 20 points par rapport au pain blanc qui culmine tout de même à 85 ce qui signifie les aliments à index glycémique élevé comme le pain blanc entraînent une réponse insulinique trop importante afin de revenir sur une glycémie normale ce qui a pour conséquence une entrée trop importante de glucose dans nos cellules et donc stockage surtout lorsque l’on est au repos.

 Index et Charge Glycémique

L’index glycémique est également un bon facteur d’appréciation pour préférer le pain complet au pain blanc. En effet, l’index glycémique est la capacité donnée à un aliment de faire augmenter  la glycémie quand on le consomme. Plus l’index est élevé, plus l’aliment entraîne une hausse rapide du taux de sucre dans le sang ce qui a pour conséquence de générer un pic de sécrétion d’insuline. La consommation répétée dans la journée peut alors entraîner plusieurs pics et peut conduire à force à un fonctionnement anarchique du pancréas, organe sécréteur de l’insuline. L’indice glycémique du pain complet étant moyen environ de 65 alors que celui du pain blanc est de 85 dît élevé, le pain complet nous permet alors de corriger nos surconsommation de sucre et de corriger notre alimentation afin de prévenir toutes les affections liées à ces habitudes alimentaires comme le diabète et toutes autres maladies qui en découlent  dont au premier plan les maladies cardiovasculaires mais aussi l’accroissement du risque de certains désordres psychiques.

A noter toutefois que l’index glycémique du pain peut varier selon plusieurs facteurs : la cuisson, la présence ou non de fibres, la précuisson (procédé industriel), la finesse de la farine pour le blé obtenue par les opérations de claquage-tamisage.

Pour un professionnel en diététique, nous conseillons fortement de travailler avec la charge glycémique qui est une notion plus fine et surtout plus moderne, à bon entendeur… Cet indice est plus précis car il englobe l’aspect qualitatif et quantitatif en sucre (hydrate de carbone) de chaque aliment. L’index glycémique ne tient compte que de la mesure de la qualité des aliments alors que la charge glycémique considère également  la quantité des glucides ingérés dans une portion de 100g. La charge glucidique tient aussi compte de l’effet antiglycémiant des fibres alimentaires. En théorie, l’idéal est de privilégier les aliments ayant une charge glycémique inférieure à 25 sans dépasser un indice total de 120. Le hasard faisant bien les choses, la charge du pain complet est de 24 alors qu’il culmine à 49 pour un pain blanc ! De plus, il est important de souligner que les charges glycémiques sont calculées pour des portions de 100 grammes : si on double les portions, on double la charge ! et dans cette idée, le pain complet marque encore des points puisqu’il est, nous l’avons vu précédemment, rassasiant par l’apport de ses fibres alimentaires ce qui empêchera durant la journée de trop faire monter la charge glycémique totale.

Au final, dans le cadre d’un suivi de régime ou de rythme sain de vie alimentaire, il est préférable de fédérer un grand nom d’entre nous à la consommation de pain complet plutôt que de pain blanc. Nous avons vu ensemble quels étaient les intérêts et bénéfices sur nos habitudes au quotidien et sur notre santé à la longue.

Merci de faire partager.

Mr Behlouli, Docteur en Pharmacie et expert en Micronutrition.

Bien vivre ses fêtes de fin d’année avec Advance.

 

Les périodes de fêtes de fin d’année sont souvent difficiles pour le système digestif puisque les repas sont traditionnellement longs et trop riches en aliments. Notre organisme doit y faire face, c’est pour cela qu’Advance vous conseille de :

 

- penser à bien vous hydrater en diluant 3 bouchons d’AD Pure d’ Advance Nutrition dans 1.5 l d’eau afin d’assainir dès à présent vos voies digestives (foie, intestin) ce qui contribuera à assurer une détoxication avant une arrivée injustifiée de mets trop riches et/ou d’alcool. Pensez à l’utiliser comme source d’hydratation pendant même votre repas de fête. Les plantes favorisant la circulation veineuse contenues dans AD Pure compenseront aussi la position assise prolongée durant le repas.

 

- miser sur une source importante de fibres avant un repas copieux ce qui permettra dans un premier temps de moins manger (donc un repas de fête moins calorique)  et surtout d’éliminer sainement par les voies naturelles afin de ne pas garder les résidus de digestion dans notre corps responsables de fatigue et de manque de tonus. La Ration Humaine d’ Advance Natural se voit alors d’ailleurs le parfait allié dans ce domaine à raison d’une dose 1h avant le repas principal.

 

-  de lutter contre les acidités alimentaires (vin, champagne, viande…), le complexe Acido-Régul d’ Advance Health en prise matinal (2 gélules) permettra de corriger ces états.

- et enfin une réponse d’urgence pour le foie si une indigestion se faisait sentir avec le phyto-complexe Foie d’Advance Health à raison de 2 gélules 3 fois par jour jusqu’à disparition des symptômes.

La spiruline

La spiruline : l’algue étonnante !

Qu’est ce que c’est ?:

La spiruline est une micro algue de couleur bleue verte, issue de différentes espèces de types cyanobactéries. Elle est l’une des premières forme de vie sur Terre puisqu’elle existe depuis 3 milliards d’années ! La principale est nommée arthrospira platensis aujourd’hui cultivée en californie, à hawai, au yunnan en Chine et en Afrique de l’ouest. Elle nécessite des conditions climatiques chaudes et ensoleillées, elle se développe abondamment à des températures dépassant les 30°C, en milieu aqueux et riche en minéraux desquels elle se nourrit. Pour préserver au mieux ses teneurs en vitamines et phytonutriments ; elle doit être séchée à l’air sec sous la lumière du soleil.

Sa découverte :

Consommée il y a plus de 500 ans déjà par les Aztèques qui ramassaient une boue bleue verte sur les bords des lacs de Mexico, tirant evidemment sa couleur de la fameuse algue. Ceux-ci la séchait au soleil pour la manger en galette. La consommation de spiruline s’est éteinte avec l’empire Aztèque. Ce n’est que plusieurs siècles plus tard, au milieu du XXème, que furent redécouvertes les galettes de spiruline sur les marchés Tchadiens par les européens et notamment par le botaniste belge Jean Leonard qui la fera analyser en décelant ainsi toute la richesse.

Sa composition :

La spiruline est riche de plus de 60 éléments nutritifs tels que les protéines (d’origine végétale), les vitamines, les minéraux, les oligo éléments, les enzymes et les acides gras essentiels. Sa composition étonnante est le secret de son pouvoir:

Les protéines végétales constituent la moitié du poids de la spiruline, détrônant ainsi d’importante source comme le soja. D’un point de vue qualitatif, la spiruline détient l’ensemble des acides aminés ce qui lui vaut une excellente valeur biologique. L’une de ces protéines est la phycocyanine dont on a démontré scientifiquement le pouvoir immunostimulateur notamment en stimulant la synthèse des cellules sanguines.

Les acides gras essentiels et particulièrement l’acide gamma linolénique (omega 3) nécessaire au bien être cardiovasculaire et au bon fonctionnement cérébral.

Les oligo-éléments sont variés : fer, calcium, magnésium, zinc, cuivre, potassium, manganèse, chrome, phosphore.

Les vitamines y sont très bien représentées : riche en anti oxydant tels que la vitamine A et la provitamine A (bétacarotène) ainsi que la vitamine E. D’autre part, elle renferme toutes les vitamines du groupe B dont une quantité impressionnante de vitamine B12 qui lutte contre l’anémie et protège le système nerveux.

La spiruline est LA réponse aux fatigues intenses, au surmenage et aux carences dûes notamment à un régime amaigrissant.  Elle est aussi très conseillée aux sportifs dont les besoins en vitamines, minéraux et acides aminés sont augmentés. Enfin, elle est le complément idéal des végétariens afin de couvrir aisément leur besoins et notamment en fer, vitamine B12 et acides aminés.

Les effets thérapeutiques :
action immuno-stimulante globale
De nombreuses études ont été réalisées à ce jour, sur des souris, hamsters, poulets, dindes, chats et poissons, qui toutes ont démontré que la spiruline est incontestablement un puissant tonifiant du système immunitaire. Bien évidemment, cette action positive s’explique par la présence de vitamines du groupe B, d’oligo-éléments comme le fer, d’acide gammalinolénique, d’anti-oxydants puissants et à doses importantes comme le bêta-carotène, la vitamine E, le zinc et le sélénium, ce qui n’a rien de révolutionnaire. Mais le véritable intérêt de la spiruline en tant qu’agent « dopant » du système immunitaire repose sur la présence de ces molécules complexes, polysaccharidiques et polypeptidiques, dont les effets immuno-stimulants sont étudiés depuis le milieu des années 90. Les chercheurs affirment que la spiruline agit sur les organes impliqués dans l’élaboration du système immunitaire (foie, rate, thymus, ganglions lymphatiques, végétations adénoïdes, amygdales et moelle osseuse), en même temps qu’elle stimule le fonctionnement des cellules immunitaires.

Ce qui revient à dire que la spiruline augmente à la fois l’immunité cellulaire (lymphocytes T, macrophages, cellules B, cellules
tueuses naturelles ou NK qui s’attaquent aux cellules cancéreuses) et l’immunité humorale (anticorps et cytokines).
action des PSM sur le système immunitaire :
Depuis le début des années 90, date à laquelle ils ont été découverts,
les études se sont succédées qui toutes ont mis en évidence la capacité
des PSM à stimuler le système immunitaire tant humoral que cellulaire,
entre autre par la stimulation des nombreux organes impliqués : foie,
rate, thymus, système lymphatique, moelle osseuse.
Etude du professeur Boajiang (1994)
Le professeur Boajiang, chercheur chinois, a démontré en 1994 que non
seulement la production des éléments du système humoral (anticorps,
cytokines) était stimulée, mais que de plus les éléments cellulaires
comme les lymphocytes T, les macrophages et les NK cells voyaient leur
nombre augmenté et surtout leur efficacité accrue.
Etude du professeur Qureshi (1995)
De même une équipe américaine dirigée par le professeur Qureshi,
travaillant in vitro sur des macrophages de poulet, a mis en évidence une
prolifération accrue de ceux-ci, ainsi qu’une meilleure efficacité
phagocytosique (vacuolisation augmentée).
synthèse du système sanguin :
Depuis longtemps, les scientifiques ont identifié la spiruline comme une
des meilleures sources de fer bio-disponible, particulièrement
intéressante dans le cas de patients végétariens stricts, anorexiques,
dénutris… Mais l’intérêt de la spiruline, dans le cadre de l’élaboration du sang, ne se limite pas à cet apport en fer destiné à la synthèse de l’hémoglobine. Des scientifiques russes et chinois ont démontré en 1994, chacun de leur côté, que la spiruline intervenait au niveau de la moelle osseuse, siège de l’élaboration des globules rouges (érythropoïèse), grâce à la présence d’un pigment protéique rare, la phycocyanine.
phycocyanine et système sanguin :
La phycocyanine est un pigment respiratoire de nature polypeptidique propre à la spiruline. Cette molécule complexe agit sur la moelle osseuse en stimulant l’évolution et la différenciation des cellules souches des lignées sanguines rouges et blanches.

activité antivirale :
La recherche scientifique a depuis longtemps établi l’intérêt du bêtacarotène et de la vitamine B12, ainsi que des autres vitamines du groupe B, dans le cadre de la lutte contre les infections virales. Mais la richesse de la spiruline en ces substances n’explique pas entièrement le pouvoir antiviral de la spiruline. Une fois encore, il semblerait que les polysaccharides membranaires soient impliqués dans ce processus, parce qu’ils empêchent le virus de pénétrer la membrane cellulaire, et donc de se répliquer.
action anti-virale spécifique des Polysaccharides Membranaires :

La spiruline est particulièrement riche en anti-oxydants puissants comme
le bêta-carotène, la vitamine E, le zinc, le sélénium… Mais d’autres mécanismes sont impliqués dans le cadre de la lutte anticancer
et de la radioprotection. La spiruline agit d’abord, nous l’avons vu,en restaurant la moelle osseuse qui est un des premiers organes lésés par les radiations, et en stimulant le système immunitaire (dont les cellules tueuses naturelles, ou NK, destructrices des cellules
cancéreuses, sont un élément important).
En outre, les polysaccharides membranaires de la spiruline agiraient en stimulant les complexes enzymatiques, les endonucléases, chargés de restaurer l’ADN (quand celui-ci est altéré par les radiations ou les radicaux libres) et en accélérant l’excrétion des radio-isotopes. L’action anti-cancer de la spiruline serait donc pour certains chercheurs tant préventive (élimination des radio-isotopes, effet anti-radicalaire) que curative (restauration de l’ADN, destruction des cellules cancéreuses par les cellules tueuses naturelles).

effet anti-oxydant :
Radicaux libres et anti-oxydants s’opposent, nous l’avons déjà mentionné, dans une lutte chimique qui, aboutit, si les radicaux libres
prévalent, à un phénomène d’oxydation cellulaire se soldant par un vieillissement accéléré de l’organisme, voire l’apparition d’une tumeur cancéreuse. La spiruline présente un arsenal complet et synergique sous forme de
bêta-carotène, vitamine E, Zinc et Sélénium, qui comptent parmi les antioxydants
les plus efficaces dont on puisse disposer.

intérêt nutritionnel chez l’homme :
La spiruline ne disposant pas de paroi cellulosique peut donc être facilement digérée par l’homme. La digestibilité des protéines est
mesurée par la NPU ou Utilisation Protéique Nette. Celle de la spiruline est de 85 à 92% de celle de la caséine pure qui sert
de référence, ce qui représente un score exceptionnel. L’assimilation des protéines est mesurée par la PER ou Efficacité Protéique. Celle de la spiruline est selon les auteurs de 1,80 à 2,60, celle de la caséine pure étant de 2,5 (maïs 1,23 ; blé 1,15).
La présence de nombreux oligo-éléments et vitamines, ainsi que la présence, unique dans le domaine végétal, de fer bio-disponible et de vitamine B12, font que la spiruline est un complément alimentaire de choix, voire un aliment à part entière, dans le cas de patients en état de faiblesse ponctuelle ou chronique (convalescents, enfants dénutris,
anorexiques, personnes âgées…). La faible quantité de spiruline nécessaire à une ré-équilibration alimentaire ainsi que son faible coût devrait rendre son utilisation régulière en milieu hospitalier.
autres avantages possibles pour la santé
La recherche sur la spiruline est toujours en cours, et nous pouvons d’ores et déjà affirmer que cette algue bactérie, en plus des actions déjà développées, agit aussi en tant qu’agent anti-inflammatoire (présence d’acide gamma-linolénique, précurseur des prostaglandines et de ce fait régulateur du cycle menstruel). Il semblerait également que la spiruline agisse favorablement sur la flore intestinale, stimulant le développement de Bifidus et lactobacille et empêchant la croissance pathologique de Escherichia coli et Candida
albicans. Du fait de sa richesse en protéines et donc d’un éventuel effet coupefaim par induction d’une sensation de satiété, la spiruline est conseillée par certains nutritionnistes comme adjuvant des régimes hypocaloriques, d’autant plus que sa richesse en micro-nutriments peut pallier les carences inhérentes à ces régimes.
Principales indications de la spiruline
Elles sont multiples et découlent de la composition. Tous les états pathologiques déclarés : (effet tonifiant, immuno-stimulant, richesse nutritionnelle, action sur le système sanguin et l’immunité humorale et cellulaire…).

A noter aussi l’importance de la vitamine B12, qu’on ne trouve que dans la viande rouge et la spiruline, et qui est toujours fortement carencée chez les patients séropositifs. La seule restriction à l’usage de la spiruline pourrait être les phases de chimiothérapie, dont l’efficacité peut être réduite du fait de l’action cellulo-protectrice de la spiruline ?
toute personne saine désireuse d’augmenter son potentiel vital et
sa longévité : ne serait-ce que par le pouvoir adaptogène et oxygénateur de la spiruline.

états de déficience nutritive : pour les anorexiques, les végétariens, les personnes âgées, les
convalescents… Une étude menée à l’hôpital Bichat a montré qu’il était
possible de pallier la dénutrition et la malnutrition uniquement avec de la
spiruline, sans risque de surdosage.
personnes contaminés : par le tabac, l’alcool, un environnement professionnel et/ou habituel polluant, y compris les métaux lourds et la radio-activité.
carences en vitamines du groupe B : y compris anémie pernicieuse (carence en vitamine B12), et carence en fer. Cette dernière concerne au moins 30% de la population occidentale, surtout féminine.
états de fatigue, stress, enfants en croissance.

L’intérêt des anti-oxydants dans la lutte du vieillissement cellulaire.

Prévention des anti-oxydants vis-à-vis du vieillissement cellulaire

 Les mécanismes du vieillissement cellulaire et de la cancérisation sont de mieux en mieux connus, notamment au coeur de la cellule où les radicaux libres font des ravages, altérant l’ADN nucléaire et les structures internes de la mitochondrie. L’intérêt des anti-oxydants réside dans l’effet de neutralisation des radicaux libres avant que ceux-ci ne commettent des dégâts irréversibles, c’est-à-dire immédiatement au moment de leur formation au cours du métabolisme cellulaire.

Dans le cadre des différentes lésions que peuvent générer des radicaux libres de l’oxygène, on distingue plusieurs atteintes au niveau d’organes cibles comme :

Tractus gastro-intestinal

Lésions hépatiques par endotoxines

Lésions hépatiques par hydrocarbones halogénés

Empoisonnement oral par du fer

Pancréatites

Lésions inflammatoires induites par des anti-inflammatoires non stéroïdiens

Cerveau et système nerveux

Excès d’oxygène hyperbare

Déficience en vit E

Neurotoxines

Maladie de Parkinson

Surcharge en aluminium

Maladie d’Alzheimer

Irradiation solaire

Lésions thermiques

Porphyrie

Cœur et système cardio-vasculaire

Cardiomyopathie alcoolique

Maladie de Keshan (déficience en selenium)

Athérosclérose

Cardiotoxicité de l’adriamycine

Oeil

Cataracte

Hémorragie oculaire

Rétinopathie

Poumons

Emphysème

Hyperoxie

Polluants oxydants

Syndrome de détresse respiratoire aigüe

Reins

Néphrotoxicité de métaux lourds

Syndrome néphrotique auto-immun

Lésions inflammatoires

Glomérulonéphrites

Maladies auto-immunes

Vascularite

Arthrite rhumatoïde

Ischémie, reperfusion

Infarctus du myocarde

Transplantations d’organes

Surcharges en fer

Hémochromatose

Thalassémie et anémie chronique traitées par transfusions multiples

 

 

Caractéristiques physiologiques du vieillissement radicalaire.

On observe :

-          vieillissement métabolique, neutralisation des radicaux libres

-          réduction du stress et de ses conséquences : apport en Magnésium (Mg)

-          eutrophie des phanères, résistance tégumentaire au soleil : apport en Mg

-          lutte contre le vieillissement maculaire : apport en Vit A,C,E

-          réduction du risque cardio-vasculaire : apport en Vit B6, B9 et oméga 3

-          réduction du risque osseux : apport en Ca, Vit D

-          action sur les membranes cellulaires : apport en oméga 6 et oméga 3

 

 

On distingue parmi les anti-oxydants des molécules de nature différente comme :

 

1)      Les acides gras polyinsaturés des séries oméga 6 et oméga 3 assurent :

-          Action anti-inflammatoire

-          Protection cellulaire

-          Protection vasculaire (thrombose)

-          Prévention du vieillissement

-          Prévention des phénomènes allergiques

 

Dans le cadre d’une alimentation spécifique et riche en fruits et légumes ou dans le cadre d’usage comme complément, il faut toujours associer des antioxydants.

2)      Plantes anti radicalaires et/ou antioxydants

-          Plantes à flavonoïdes et dérivés :

Raisin, thé vert et noir, pin, Ginkgo biloba, vigne rouge, hamamélis, marron d’inde, Aubépine, cyprès (cônes), chardon-marie, chrysanthellum, romarin…

-          Plantes à vitamine C : acérola, argousier, camu-camu, cynorrhodon… Agrumes

-          Plantes à vitamine E : Huiles de germes de céréales (blé), de tournesol, d’olivier.…

-          Plantes à bêta carotène (vit A) : huile de palme, carotte, pissenlit, persil, potimarron…

 

3)      Vitamines

-          VITAMINES A, C, E

 

4)      MINÉRAUX

-          Sélénium (Se), antioxydant, en synergie avec les vitamines A et E,composante fondamentale de la glutathion-peroxydase (GSHpx) et de la thiorédoxine-réductase

-          Zinc (Zn), antioxydant, lié à la superoxydismutase (SOD), complémentaire et synergique de la vitamine A et du Manganèse.

-          Manganèse (Mn), cofacteur de la SOD : Mn-SOD Se, antioxydant, en synergie avec les vitamines A et E, composante fondamentale de la glutathion-peroxydase (4 atomes de Se par molécule de GSH)

-          Fer (Fe), (Vit B9, C, Cuivre, Molybdène), cofacteur de la catalase (CAT)

-          Cuivre (Cu), lié à la SOD et à plusieurs métallo-enzymes

La Thérapie par les Champignons Supérieurs.

La Thérapie par les Champignons Supérieurs
Shiitaké-Reishi-Maitaké

Introduction :
En occident, la mycothérapie (soins par les champignons) est considérée comme une  nouvelle science avec des bases qui s’étoffent à peine et pourtant les champignons dîts supérieurs ont longtemps été utilisés dans la médecine chinoise où leur usage thérapeutique a été confirmé par des plans de recherche dans les hôpitaux chinois. Leur mode d’action par le biais de molécules spécifiques reste tout de même aujourd’hui encore un mystère.
Un condensé ci-dessous d’informations par champignon, nous aidera à mieux les identifier et de les utiliser sans risque de se tromper.

SHIITAKE (lentinus edodes)
Plus communément appelé « le champignon du samourai » car réservé à l’époque à l’empereur du Japon et à ses fidèles serviteurs, sa culture ancestrale date de plus de mille ans en Chine et au Japon mais il est aisé maintenant de le trouver dans certaines régions de France comme en d’autres pays sur les étals des marchés. On le consomme généralement cuit, mais ses propriétés tonifiantes se font surtout ressentir lorsqu’il est consommé cru. En effet, il est très efficace pour le tonus intellectuel et physique et développe la vigilance, l’éveil.
Le Shiitake contient huit acides aminés essentiels, des minéraux de même que des vitamines A, B, B12, C, D, entre autres choses, de même que de la niacine vitamine essentiel pour le système nerveux central. Ce champignon a fait l’objet de beaucoup de recherches en raison de ses propriétés impressionnantes sur la santé. Ses principaux phytonutriments actifs et spécifiques de son espèce sont des polysaccharides comme le lentinan et l’éritadénine et des lignines.
Actions potentielles du shiitake sur la santé :
•    Stimulation de système immunitaire par le biais des polysaccharides en stimulant la réponse immunitaire du corps en favorisant l’action des macrophages et cellules T. De plus, le lentinan une fois activé devient un facteur de destruction des tumeurs et de nombreuses recherches scientifiques n’ont eut cesse de prouver son action anti-tumoral.
•    Baisse du cholestérol
•    Amélioration du système cardiovasculaire
•    Action anti- parasite
•    Action anti- bactérienne
•    Action anti- virale
•    Protection hépatique

REISHI (ganoderma lucidum)
Présent sur tout l’hémisphère nord, il n’a pourtant fait l’objet qu’en Chine d’un usage médicinal dont les écrits sur le sujet remontent à plus de mille ans. Appelé « champignon miraculeux », il tire son nom de ses multiples vertus. En effet, le Reishi est un champignon très riche en phytonutriments intéressants pour la santé tels que les polysaccharides,les triterpènes et les phytostérols. Son analyse chimique révèle une très grande variété de terpènes (plus d’une centaine), molécules responsables du goût amer du champignon, mais surtout de son activité anti-cancéreuse par action directe sur les cellules pathogènes. La combinaison avec les polysaccharides propres au Reishi a montré également un effet anti-cancer par effet immuno-modulateur. Rappelons aussi que la forte concentration de stéroïdes (phytostérols) empêche l’athérosclérose ce qui aura des bienfaits sur le système cardiovasculaire. De plus, le Reishi par sa structure capte très facilement les toxines circulantes ce qui permet de décharger la fonction de filtration du foie.
Actions potentielles du Reishi sur la santé :
•    Stimulation de système immunitaire
•    Baisse du cholestérol
•    Protection hépatique
•    Action anti- bactérienne
•    Anti- allergique
•    Protection contre les radiations
•    Régulation de la tension

Il est d’usage d’en consommer 1 à 2g par jour. La poudre étant très amère, il vaut mieux utiliser des gélules ou des infusions.

MAITAKE (grifola frondosa)
Le Maïtaké ou « champignon dansant » fait référence aux ramasseurs de champignons dansant de joie lors des récoltes de ce spécimen. C’est un autre champignon sur lequel toutes les études faites ont démontré un intérêt croissant sur la santé. Ses phytonutriments les plus actifs sont les polysaccharides tels qu’alpha-glucanes et béta-glucanes qui modifient la réponse de l’organisme face aux cellules cancéreuses sans activité directe sur celles-ci. Ces glucanes peuvent multiplier par 3 l’activité des cellules NK (cellules tueuses naturelles) ce qui a pour conséquence de ralentir le développement des cellules cancéreuses et de réduire le risque de métastases. Ses propriétés anti-oxydantes permettent de protéger durablement le foie et la présence de fibres en grande quantité limite l’accumulation de cholestérol et de triglycérides ce qui en fait un bon allié pour le cœur et la perte de poids.
Actions potentielles du Maïtaké sur la santé :
•    Stimulation de système immunitaire
•    Protection hépatique
•    Régulation de la tension
•    Métabolisme des sucres et diabète :
Une étude a mis en évidence le fait que sa consommation par le biais des glucanes réduit le taux de glucose dans le sang.

On peut en consommer 1 à 2 g de poudre (tisanes ou gélules) quotidiennement en ne le combinant pas à l’alcool.

Quelles sont les différences et intérêts des pré et probiotiques?

Les prébiotiques et les probiotiques sont des agents naturels différents mais complémentaires dans leur participation à l’équilibre intestinal.

De nombreux troubles digestifs et intestinaux sont en relation directe avec un déséquilibre de la flore et des enzymes intestinales. A l’état normal, une flore protectrice protectrice tapisse les parois de l’intestin. Elle participe à la synthèse des vitamines B, à la stimulation des défense de l’organisme et favorise l’assimilation des nutriments. Malheureusement, le stress, le défaut de mastication, une alimentation pauvre en fibres et riche en viande favorisent le développement d’une flore de putréfaction qui en excès irrite et fragilise la paroi intestinale. C’est à ce niveau qu’interviennent les pré et probiotiques qui renforcent l’activité enzymatique intestinale et donc la digestion.

Les probiotiques (« pour la vie ») sont des microoganismes non toxiques et non pathogènes qui vont entrer en compétition face aux mauvaises bactéries afin de rééquilibrer la flore intestinale. Ils ont un rôle métabolique puisqu’ils assurent la digestion du lactose et produisent des acides gras aux cellules du côlon, apport énergétique qui permet de protéger la paroi de cette partie d’intestin. Les souches de Lactobacilles et Bifidobactéries sont souvent les souches les mieux tolérées car elles résistent bien à l’acidité de l’estomac et de la bile et adhèrent bien à la muqueuse intestinale. Plusieurs études cliniques ont démontré leur rôle protecteur intestinal et leurs multiples bénéfices comme l’équilibre de la microflore, la prévention et traitement des désordres intestinaux (constipation, diarrhée, ballonnements, inflammation), renforcement de l’immunité, réduction des allergies alimentaires en favorisant le développement d’une microflore intestinale bénéfique. Une supplémentation en probiotiques est faisable, certains laboratoires ayant sélectionné des souches actives dans des compléments alimentaires. Une cure de deux semaines est souvent recommandée.

Les prébiotiques sont des sucres qui alimentent les bactéries des intestins. On les retrouve facilement dans l’alimentation; elles sont en effet contenues dans les fruits (agrumes, bananes…) , certains légumes (chicorée, lentilles, pois) et les céréales complètes et semi-complètes. Un grand nombre sont des fibres solubles (inuline, fructo-oligosaccahrides) arrivent quasi intactes dans le côlon car elles ne sont pratiquement pas digérées par l’organisme mais subissent à cet endroit une fermentation grâce à l’action des probiotiques. Ces fibres augmentent le nombre des probiotiques, acidifient le contenu du côlon ce qui inhibe la prolifération de germes indésirables et sont bénéfiques pour le transit.

Les prébiotiques sont particulièrement indiquées :

  • Pour une action bénéfique sur la flore endogène
  • En complément d’une alimentation pauvre en fibres
  • Pour retrouver le confort intestinal (gaz, ballonnements)
  • Pour réguler le transit ralenti

 

Vous suivez un Régime? : Quelques conseils nutritionnels.

Conseils nutritionnels :

 

-Consommez du poisson au moins2 à 3 fois par semaine :                                                                   

→Même les poissons gras, une fois dans la semaine (maquereaux, saumon,  sardines, hareng…)

 

-Pensez à varier les huiles pour l’assaisonnement :                                                                                                  

 →de colza, d’olives, de noix…qui sont d’excellentes sources d’Oméga 3 !

 

-Vous pouvez de temps en temps parsemer vos salades de graines de lin ou de noix ;                           

très riche en minéraux et oligo-éléments et surtout en graisses d’excellente qualité.         

 

-Pensez à varier les légumes au maximum :

Aubergine, blettes, courgettes, concombre, céleri, épinards, haricot vert, tomates, poivrons, poireaux…

 

-Légumes à consommer en quantité limitée :

→Carotte, betterave, maïs, cœur de palmier, choux (donne des ballonnements), également les légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots secs…) sont à éviter.

 

-Il est important de boire au moins 1,5L d’eau (plate) quotidiennement :

 En n’hésitant pas, encore une fois, àvarierles marques.

 

-Veillez à ne pas consommer plus de 4 à 5 œufs par semaine

 

-Les fast-foods sont à éviter ;

→Si toutefois vous n’avez pas d’autres alternatives les fast-foods aussi servent des salades composées, des plats comprenant viande et légumes, qui permettent de remplacer frites et sandwich ! Cependant, attention aux sauces souvent très grasses.

 

-Les plats préparés du commerce sont aussi à éviter

Ils sont trop riches en sel et en « mauvaises » graisses.

 

Enfin…

 

-Essayez de manger dans de bonnes conditions :

En étant assis, dans le calme, en prenant le temps de mâcher…

 

-Si une envie de grignoter survient,

préférez un produit laitier 0% MG avec du son d’avoine ou un verre de soda light (occasionnellement !).

 

-Privilégiez toujours les préparations « maison », ainsi vous contrôlez mieux vos apports.

 

_Assaisonnement light :                                                                    

-1 c.à.S d’huile d’olive

-1 c.à.C de moutarde

-2 c.à.C  de jus de citron 

-sel ,  poivre + un hachis d’échalotte


 

_Mayonnaise light :

-1/2 yaourt nature

-1cs moutarde

-1cs d’huile de  paraffine

-1cs vinaigre blanc

-2cs maïzena (toléré)

-30 cl d’eau

 

 

La flore intestinale : quand les bactéries sont indispensables à notre vie.

Généralités

La flore intestinale est un microbiote peuplant notre tube digestif a hauteur de 100 000 milliards de bactéries soit 10 fois plus qu’il n’y a de cellules dans notre corps ! A elles seules, elles représentent un poids de 1,5kg ! Elle possède des rôles si importants que certains scientifiques se posent la question de la considérer ou non comme un organe à part entière.

Acquisition

Le fœtus a un tube digestif dépourvu de micro organismes, ce n’est qu’à la naissance et pendant les premiers jours de vie que la colonisation se fait atteignant en quelques semaines une complexité presque equivalente à celle d’un adulte. L’environnement avec lequel le nourrisson est mis en contact et le type d’alimentation qui lui est donnée influencent grandement la composition du microbiote. La flore d éfinitive est acquise au cours de la deuxième année de vie.

On distingue deux grandes familles de bactéries :

Les bifidobactéries : parmi elles, une trenteines d’espèces sont dénombrables. Elles possèdent des actions multiples. Leur bon fonctionnement prévient de troubles du transit intestinal tels que la diarrhée. Leur influence est positive sur le système immunitaire : elle augmente l’activité phagocytaire périphérique c’est-à-dire qu’elle augmente la capacité du corps a lutter contre des éléments étrangers (bactéries, virus, …) ; de plus elles préviennent des inflammations du côlon.

Les lactobacilles : elles produisent plus d’acide lactique que les bifidobactéries. Elles préviennent de différents types de diarrhée et des mycoses car constituent une barrière « d’entrée » protectrice de la flore intestinale. Parmi cette famille, chaque espèce à sa spécificité et notamment L.acidophilus qui participe à la diminution du taux de cholestérol LDL en améliorant son assimilation puis son excrétion.

Tous égaux ?

Il a été démontré que la composition du microbiote et sa capacité à exercer son rôle immunitaire chez le nourrisson n’est pas la même si ce dernier est nourris au sein ou avec des préparations infantiles. En effet, un nourrisson allaité présentera par la suite dix fois moins de diarrhées graves, moins de gastro-entérites, sera moins sujet aux allergies, aux maladies auto-immunes (diabète, sclérose en plaques, certains cancers,…) et possèdera une réponse immunitaire plus performante. Comment expliquer cela ? Le lait maternel apporte différents éléments à notre microbiote que l’on ne retrouve pas dans les préparations industrielles pourtant très contrôlées et toujours plus enrichies. Parmi ces éléments :

Des anticorps et autres substances capables d’inhiber la croissance de certains germes comme la lactadhérine contre le rotavirus ou les oligosaccharides contre les candida albicans ou E.coli.

→ Un apport conséquent en cellules immunitaires (macrophages, leucocytes) qui détruisent les corps étrangers qui menacent notre santé.

La caséine kappa notamment qui empêche l’adhésion d’une bactérie nommée Helicobacter pylori responsable d’infection chronique de l’estomac ou encore des pneumocoques responsables d’infections respiratoires.

→ De nombreux facteurs de croissance accélerant la cicatrisation de la muqueuse.

Entre autres…

Probiotiques/Prébiotiques

Les bactéries et levures qui colonnisent notre tube digestif sont des probiotiques. On l’a vu, leur rôle immunitaire nous est vital. Le microbiote régule également le renouvellement et la bonne épaisseur de l’intestin. Il a un rôle de barrière contre la pullulation bactérienne qui pourrait envahir notre tube digestif avec des conséquences graves pour notre santé. Enfin, il est responsable de la fermentation de nutriments non digestibles comme les polysaccharides, fructo-oligosaccharides, inuline, à l’origine de la formation de molécules bénéfiques. Même si la flore intestinale est maintenue tout au long de la vie, son renouvellement est indispensable car chaque jour il existe une perte fécale importante de bactéries issues du microbiote. La consommation de prébiotiques est essentielle à cela. Les prébiotiques sont justement les produits de cette fermentation et ceux qui assurent la régénération et la prolifération des colonnies. Nous sommes capables de les fabriquer suite à la consommation d’aliments tels que les poireaux, les oignons, les asperges, l’ail et la chicorée.

Quel est l’impact des antibiotiques ?

En général, on prend des antibiotiques lorsque notre organisme n’arrive pas à lutter face à une bactérie pathogène. Les antibiotiques sont des substances bactéricides c’est-à-dire qu’elles tuent les bactéries. Le problème est qu’ils ne savent pas distinguer les « bonnes » des « mauvaises » bactéries : elles détruisent toutes celles qu’elles rencontrent. Au contact de notre microbiote, les antibiotiques opèrent alors une destruction importante. Il est donc important, après ce type de traitement médicamenteux, de faire une cure de probiotiques afin d’aider au renouvellement de notre équilibre microbiotique.  Attention : de nombreuses bactéries peuplant notre tube digestif sont aussi responsables d’infections graves (Escherichia Coli est une bactérie qui peut être très néfaste et quantitativement la plus importante au sein de notre microbiote !). Voila pourquoi la régulation et l’entretient de notre flore sont si importants ; si certaines souches se développent de manière anarchique, elles peuvent devenir pathogènes. En revanche, sous un certain seuil (propre à chaque espèce) elles nous sont bénéfiques.

Les études concernant le microbiote continuent afin de mieux comprendre le fonctionnement complexe de ce monde bactérien dont nous ne connaissont encore que les rudiments. Depuis peu, des chercheurs ont mis en avant des modifications notables de la flore intestinale correspondant à des pathologies particulières : l’obésité, maladie de Crohn, la diarrhée, la gastro-entérite, le côlon irritable. De nombreux troubles seraient donc directement dépendants de son bon équilibre.

 

La gelée royale

 

Présentation :La gelée royale est l’aliment exclusif de la reine des abeilles qui lui assure une longévité hors paire comparativement aux autres abeilles de la ruche, soit 5 années pour elle  en moyenne contre 1 mois et demie pour ses congénères.
La gelée royale reste une énigme biologique à haute valeur nutritive ce qui lui a fondé une formidable réputation auprès des « séniors ». Cette substance de couleur jaune pâle, secrétée par les abeilles nourrices,  se présente sous la forme d’une épaisse gelée (d’où son nom) avec une odeur qui lui est propre. D’ailleurs plus cette odeur est franche, plus la gelée est fraîche.

 

Composition :
La gelée royale, de part sa composition en vitamines et acides aminés, en fait un formidable complément alimentaire adapté au bien-être de toute la famille.
On peut d’ailleurs énumérer les acides aminés suivants avec leurs indications suivantes : Arginine pour la paresse hépatique et la fatigue nerveuse, Acide aspartique pour l’angoisse, la dépression et la paresse mentale, Acide Glutamique et Valine pour la fatigue physique, musculaire, ligamentaire, Méthionine pour la chute des cheveux, peau ridée, ongles abîmés, Lysine pour les problèmes articulaires, rhumatismes et arthrose, Alanine pour les problèmes circulatoires et endocriniens, Tyrosine et Phénylalanine pour la fatigue nerveuse, Proline et Histidine pour la faiblesse générale, Thréonine pour la déminéralisation, Tryptophane pour l’insomnie et la fatigue nerveuse et enfin Cysteine pour le dysfonctionnement des glandes corticosurrénales.
Parmi les richesses présentes de la gelée minéraux présents, nous pouvons citer les multiples minéraux qui sont : le calcium, le cuivre, le fer, le magnésium, le phosphore, le potassium, le soufre, le silicium et le manganèse, ainsi qu’une large gamme de vitamines : la vitamine A, l’acide ascorbique (C), le tocophérol (E), la vitamine D et des vitamines du groupes B (B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9).
La gelée reste la source biologique la plus riche en vitamine B5 ou acide panthoténique, le nom pantothein tiré du grec signifiant être partout. Cette vitamine est présente en effet dans chaque cellule de l’organisme (peau, cheveu, muscle, reins, cerveau, os…) entre dans la composition du coenzyme A qui participe aux réactions biochimiques intervenant dans la dégradation et le métabolisme des aliments (protéines, glucides et lipides). Une carence en vitamine B5 peut entraîner un épuisement de l’organisme, une perte de sommeil, une dépression, une chute de cheveux, des troubles digestifs, des lésions de la peau…
La gelée royale contient un autre acide organique, le facteur R qui, selon divers études scientifiques, stimule la régénération cellulaire tant sur le plan physique (douleurs rhumatismales) que mental (troubles de la mémoire).
Un peptide, nommé Royalisine, vient d’être identifié dans la gelée royale et possède une action antibiotique avérée puisqu’elle a une action positive contre des bactéries Gram+. Les flavonoïdes également présents dans la gelée royale concourent avec la Royalisine à avoir une action antimicrobienne et antifongique sur Micrococcus pyogenes et Escherichia coli. Une cure de gelée royale devient alors la meilleure façon de prévenir certaines maladies infectieuses ce qui explique son secret bienfaiteur de  longévité.

La gelée royale renferme des substances capables  d’assurer la médiation des neurones en se logeant dans les fentes synaptiques (espace communicatif entre deux neurones) ce qui permet la transmission de la pensée. Ces substances se nomment neurotransmetteurs et n’existent pas dans notre alimentation. L’acétylcholine et la taurine font partie de ces agents neuronaux. De plus la gelée royale intervient au niveau cérébral en stimulant la sécrétion de sérotonine qui est l’hormone anti-stress, anti-anxiété et anti-insomnie.
L’énumération de ces ingrédients induit bien-entendu de nombreuses propriétés et indications.
La gelée royale stimule l’organisme en corrigeant les carences vitaminiques ou minérales et en optimisant les capacités intellectuelles, dynamise les défenses immunitaires en prévenant des maladies infectieuses et dégénératives. Elle accélère le processus de réparation cellulaire tout en ralentissant le vieillissement, régularise et normalise les fonctions métaboliques.
Ses indications sont multiples :
•    Mauvais état général, asthénie, neurasthénie, anémie
•     Perte de la mémoire, prévention de la sénilité, étudiants en période d’examen
•     Etats carentiels, spasmophilie, consolidation des fractures
•    Anxiété, dépression
•    Maladie de la peau (acné, eczéma, psoriasis), chute de cheveux
•    Grossesse et allaitement
•    Perturbations hormonales, ménopause, andropause
•    Baisse de la libido, fertilité, impuissance
•    Infections microbiennes et virales, Grippe
•    Compétition sportive, récupération

La gelée royale peut être consommé à tous les âges de la vie : enfants en période de croissance, aux étudiants en période de préparation d’examen ( 1 cure 3 mois avant), aux femmes enceintes (1 cure durant les 3 premiers mois de grossesse et 1 autre pour les 3 derniers) ou venant d’accoucher (1 cure de 3 mois) , aux sportifs soumis aux difficiles entrainements (2 à 3 cures de 3 mois par an), aux adultes actifs fatigués et stressés (1 cure de 3 mois à renouveler), aux femmes ménopausées (4 cures de 3 mois consécutives), aux femmes et hommes entre 50 ans et 60 ans, aux personnes âgées (2 cures de 3 mois par an).
La gelée royale biologique est un gage de qualité car l’apiculteur n’utilise pas d’engrais et d’insecticide chimiques ni de semences génétiquement  modifiés. Les rendements sont certes moindres mais l’enrichissement en actifs est sans conteste par rapport à une gelée royale ordinaire.

Le ginseng, la racine de longue vie

Le ginseng est une plante à feuille caduques pouvant vivre au moins 10 ans. Il forme des fleurs de couleurs blanches qui produisent des baies vertes virant au rouge vif à la fin de l’été. Chaque année, les feuilles tombent à l’automne, laissant le haut de la plante nue mais gardant sa racine dans le sol où elle en tire tous ses principes actifs.

Le ginseng est cultivé depuis années selon des rites ancestraux, il provient des montagnes de la Chine du Nord, du Mandchourie et de la Corée. Il doit être cultivé pendant environ 7 années afin que la racine acquière toutes ses vertus. Le sol doit être riche en ingrédients naturels et fin afin que les racines puissent se développer. Après avoir semé les graines, les plants sont repiqués toujours à l’abri de la lumière du soleil pendant 6 ans. Au bout de la 7ème année, les racines sont récoltées avec beaucoup de précautions afin de ne pas abîmer les radicelles qui sont fragiles. Arrive enfin l’ultime étape : le séchage des racines qui donnera deux ginseng dans le commerce : le ginseng blanc et le ginseng rouge.

Composition

Le ginseng contient des substances actives telles que des glucosides, ou encore des ginsénosides, éléments très importants car ce sont ces derniers qui font la force du ginseng. D’ailleurs, pour vous aider à choisir parmi un grand nombre de ginseng, pensez à regarder le taux de ginsenosides, si le taux n’est pas indiqué ou alors inférieur à 15mg par gramme, c’est qu’il s’agit d’un ginseng de mauvaise qualité.

Nous retrouvons dans le ginseng également de nombreux acides aminés (acide aspartique, acide glutamique, alanine, arginine, taurine, valine…), idéal en cas d’affaiblissement  physique ou intellectuelle. La racine renferme de nombreuses vitamines (vitamines du groupe B, A, C et E), des sels minéraux dont le calcium, le fer…, des oligo-éléments (zinc, silicium !) des glucides, des lipides (acides gras insaturés), des enzymes participant à des réaction métaboliques au sein de notre organisme, des substances œstrogènes, des flavonoïdes qui ont un rôle contre les radicaux libres responsables du vieillissement (d’où son surnom de racine à longue vie !!!!) et des peptidoglycanes permettant de diminuer le taux de sucre dans le sang.

Quand nous regardons cette composition nous pouvons constater que le ginseng possède de nombreux atouts et peut donc être utilisé par différentes personnes et pour différents troubles : homme, femme, sportifs, personnes fatiguées physiquement et/ou intellectuellement…

Indications ?

Commençons par son action défatigante et antistress. La fatigue peut se traduite par de nombreux symptômes : manque d’énergie, conséquence d’une infection, palpitations cardiaques, vertiges, vision brouillée,  troubles digestifs ( constipations, spasmes), douleurs musculaires ou courbatures, problèmes sexuels, perte de la mémoire, manque de concentration, sautes d’humeur… Rien de telle qu’une cure de ginseng allant de quelques semaines à plusieurs mois dans certains cas. Comme nous l’avons vu juste au-dessus, le ginseng est très riche par sa composition : tonus et vitalité reviennent au galop. De plus, une des propriétés du ginseng est son caractère adaptogène, c’est-à-dire qu’il augmente les capacités de notre organisme à s’adapter au stress, quelque soit son origine.

De nombreuses études dans le cadre du sport ont également montré l’intérêt du ginseng : sa teneur en vitamines et minéraux apportent un soutien sans fatigue lors des entrainements, améliorant ainsi les performances, de plus sa richesse en acides aminés facilite les phases post-entrainements en accélérant la récupération. Rien de tel pour se sentir mieux lors de sa séance de sport et ainsi augmenter ses capacités physiques.

Qui dit « ginseng » dit souvent « homme » ou encore « philtres d’amour », des travaux porté sur la sexualité ont permis de dire que le ginseng stimule  la libido, luttant aussi bien contre l’impuissance que contre la frigidité. En agissant sur la fatigue ou encore le stress, le ginseng redonne dynamisme et énergie afin de retrouver l’épanouissement sexuel.

 

Cette fameuse racine qui ressemble à un corps humain (les renflements et les bifurcations font penser à la tête et au tronc, les ramifications eux évoquent les bras et las jambes) est La racine adaptée à l’Homme. Antifatigue, antistress, stimulation de la libido, augmentation de l’endurance, accroissement des capacités intellectuelles… autant de vertus qui nous poussent à faire au moins une à deux cures par an.