Monthly Archives: juin 2015

Les additifs alimentaires

Les additifs alimentaires :

Un additif alimentaire, selon l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), « est une substance qui n’est pas habituellement consommée comme un aliment ou utilisée comme un ingrédient dans l’alimentation. Ils sont ajoutés aux denrées dans un but technologique au stade de la fabrication, de la transformation, de la préparation, du traitement, du conditionnement, du transport ou de l’entreposage des denrées et se retrouvent dans la composition du produit fini. »

Leur apparition

Le XXème siècle est celui de l’industrialisation de la production alimentaire grandissante. Il est aussi le siège d’un bouleversement du mode de vie et l’agro-alimentaire, ou industrie de transformation, est devenue la solution aux tracas liés à la préparation des repas et à la conservation des denrées dans une société où tout va très vite. Avec la naissance de l’agro alimentaire, vont se multiplier les additifs alimentaires. On en compte plus de 600, classés en 27 catégories fonctionnelles. Ils ont soit un rôle direct dans la conservation de l’aliment :

* Antioxydants qui prolongent la durée de conservation des aliments en les protégeant de l’oxydation et des radicaux libres qui apparaissent naturellement au cours des réactions métaboliques des aliments,

* agents de rétention de la couleur qui stabilisent, retiennent ou intensifient la couleur d’une denrée alimentaire souvent en luttant contre l’oxydation,

* humectants qui empêchent les aliments de se déssecher. Ce sont souvent des substances très hygroscopiques.

* gaz de conditionnement, additifs gazeux dont l’intention est de protéger l’aliment des altérations notamment liées à l’oxydation.

* conservateurs qui luttent contre les altérations dues aux micro-oragnismes (antimicrobien, antimycoses, fongiostatique, antimoisissure,…)

* séquestrants qui limitent le rancissement.

 

Soit ils interviennent de manière indirect, c’est-à-dire qu’ils sont la pour améliorer la texture, la couleur, le goût, l’aspect participant alors au maintien des qualités organoleptiques du produit. Ce sont les colorants, les affermissants, les exhausteurs d’arômes

Comment les identifier ?

Ils sont nommés par un E signifiant que l’additif a été autorisé par l’union européenne suivi d’un chiffre correspondant à l’identité de l’additif. Leur utilisation est réglementée par l’Autorité Européenne de sécurité des aliments : pour chaque additif, elle détermine une dose maximale autorisée par jour qui correspond à la dose journalière que peut ingérer une personne toute sa vie sans qu’il n’y ait d’effets néfastes « constatables » sur sa santé. Cependant, la science et les données évoluent, au fil des années et des études menées, certains de ces additifs se révèlent très controversés…

Quels sont les risques ?

En cinquante ans, la production annuelle mondiale de ces additifs chimiques a été multipliée par 400 pour atteindre 400 millions de tonnes ! Autant dire qu’ils sont dans tous les aliments de tous les rayons de votre supermarché. Le problème est que sur 100.000 produits utilisés par les indutriels, seuls 935 ont été évalués. Les risques ne sont donc pas (ou peu) connus. En revanche, les conséquences sont bien visibles : ces quarantes dernières années, des chercheurs du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) ont mis en evidence le « boum » des maladies chroniques (diabète, cancer,…) et neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson,…) concordant avec la mise en place du modèle industriel qui caractérise notre société. Ainsi, selon le CIRC, 80 à 90% des cancers sont liés au mode de vie et à l’environnement, l’alimentation en tête. Leur réglementation présente donc de grosses lacunes dont les conséquences sont lourdes…

Quelques exemples précis

Il est avéré que le sulfate d’aluminium E523 est en lien avec le déclenchement de la maladie d’Alzheimer : il est pourtant autorisé et fréquemment utilisé en tant que stabilisant ou affermissant ! Le gallate de propyle E310 est un antioxydant utilisé en France, qui protège les lipides contre les radicaux libres et est parallèlement classé comme «probablement cancérigène » par le CIRC. E319, E320, E173, … sont autant d’exemples d’additifs dont les effets cancérigènes sur l’Homme sont prouvés et pourtant présents dans les produits de notre quotidien. Il est à noter qu’après étude des nombreux additifs alimentaires, beaucoup de ceux considérés comme hautement ou probablement préjudiciables à notre santé sont retrouvés dans des aliments destinés aux enfants (bonbons, gâteaux, chocolat et dérivés).

Que faire ?

La seule manière de se lutter face à cela est de savoir exactement ce que l’on met dans son assiette notamment en lisant attentivement les étiquettes et en privilégiant le « fait maison ». Les produits exclusivement issus de l’agriculture biologique sont une bonne alternative car, par définition, exempts d’additif de l’industrie chimique. En France, une trentaine d’additifs sont tout de même autorisés en bio, considérés comme étant indispensables à l’élaboration de certaines préparations. Cependant, il s’agit d’additifs d’origine agricole ou naturelle tels que: la pectine, l’agar-agar, la vitamine C, l’acide citique (issu du citron), etc.

Quel sucre choisir?

Quel sucre choisir ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le sucre complet

La canne à sucre est pressée, en résulte un jus qui sera concentré par une cuisson, le seul additif est une cuillère de chaux pour 500 litre de jus, servant à le clarifier. Des grumeaux vont se former, ils vont être séchés puis râpés. Ici, une grande partie des éléments nutritifs de la canne à sucre sont conservés, contrairement au sucre blanc qui n’en contient aucun. Ainsi, le sucre complet se compose de calcium, du fer, du magnésium, du phosphore, des vitamines B1, B2, B3, B6. Le sucre complet prévient l’anémie, la constipation, la carie dentaire. Le sucre complet a un très bon goût et une odeur très caractéristique.

  • Le sucre roux bio

Contrairement au sucre roux industriel qui est du sucre blanc raffiné mélangé à du caramel, le sucre roux bio est en fait un sucre complet débarrassé de sa mélasse. Il est donc beaucoup moins riche en minéraux et vitamines que le sucre complet. Ce sucre est tout à fait adapté pour les pâtisseries.

  • La mélasse.

Sa saveur forte et corsée a ses amateurs. C’est un aliment très riche en minéraux : calcium, chrome, cuivre, fer, potassium, zinc et vitamines B. C’est un bon reminéralisant. 2 cuillères par jour couvrent nos besoins en fer et chrome. A utiliser pour édulcorer yaourts, boissons…cela donne une texture très moelleuse aux gâteaux.

  • Les sirops de céréales : blé, mais, orge :

Ces sirops sont obtenus par la fermentation des amidons de ces céréales. Le sirop d’ orge est obtenu par fermentation de l’orge germé. Ces produits fatiguent moins le pancréas que les sucres industriels et contiennent des éléments nutritifs du magnésium et du potassium. Les sirops de riz et de mais sont exempts de gluten. Leur goût assez neutre les rend très polyvalent pour sucrer compotes, yaourts, boissons. Ils peuvent remplacer le sucre dans les pâtisseries ou entremets.

  • Le sirop d’érable :

Il faut 40 à 50 litres de sève d’érable pour 1kg de sirop. Autant dire que c’est un produit très concentré. Mais ce sirop contient quand même du calcium, du fer, manganèse, phosphore, potassium, silice et soufre. C’est un bon sucre pour les enfants. Il agrémente crêpes, tartines, yaourts…En général, les sirops d’érable non bio sont des sirops de glucose aromatisés.

  • Le sirop d’agave :

L’agave est un cactus mexicain. Sa sève est concentrée par évaporation. Son sirop est riche en fructose, sucre très bien assimilé et fer, calcium, potassium, magnésium. C’est une sucre qui ne provoque pas de pic de glycémie et peut être proposé aux diabétiques. Il a un goût très fin. Éviter de le cuire.

C’est une plante amazonienne au pouvoir très sucrant, 300 fois plus que le sucre. Cependant elle modifie très peu le taux de glucose dans le sang ce qui est très intéressant pour les diabétiques. Elle apporte des vitamines C et B, des minéraux, flavonoïde, chlorophylle. La stévia supporte bien la cuisson.

C’est l’un des produits les plus naturels puisqu’il n’a subit aucune transformation ; c’est un aliment cru et spécifique. A consommer quand même modérément car il est concentré en éléments actifs comme les enzymes (assurant une meilleure digestion et une facilitation des échanges métaboliques),  des antibiotiques, oligoéléments et vitamines. S’assurer que le miel soit toujours biologique car non traité par la chauffe des rayons (destruction des enzymes spécifiques) et non enrichi en sirop de glucose. Éviter de le cuire pour profiter des bienfaits du miel et déconseiller aux diabétiques car il élève la glycémie. Utiliser pour sucrer les tisanes, le lait, sur les tartines, sur les crêpes.

Pour un Foie en meilleure santé.

La cure détox au niveau Hépatique.
Dans une cure détox, l’objectif est de garder toujours en vue l’ouverture de toutes les portes de sortie des toxines et le foie est l’une de ces plus grosses voies. Un foie encombré, surchargé voire fermé, il ne pourra pas traité correctement les déchets. Ces derniers vont stagner dans l’ organisme voire s’accumuler entraînant des problèmes aigus et/ou chroniques si ces problèmes persistent dans le temps et ne sont pas solutionner à temps.

  • Qu’est ce que le foie ?

Il est considéré comme étant la plus grosse glande de notre organisme et peut peser jusqu’à 2kg et a un formidable pouvoir de régénération cellulaire allant jusqu’à régénérer sa propre moitié s’il le fallait ! Chaque unité du foie appelé lobule va fonctionner en réseau avec les autres lobules hépatiques  afin de filtrer tous les éléments arrivant par le sang. Pour information, le foie filtre environ 1 litre de sang par heure ; et on comprend alors qu’un manque d’activité physique et/ou un encrassement alimentaire peut modifier ses capacités de filtre. Dans ces cas de figures, le foie n’a pas assez de pression pour effectuer son rôle et de nombreux déchets vont être libérés dans le sang sans être traités. De plus, si on consomme trop d’aliments et de dévitalisants (tabac, café, aliments industriels et additifs, vie nocturne, stress, four à micro-ondes), le foie n’aura pas non plus la capacité de tout gérer et sera très vite débordé.

  • Son rôle :

Une fois le bol alimentaire passant les villosités intestinales (absorption intestinal), le sang chargé de nutriments et déchets emprunte la veine porte qui décharge l’ensemble au niveau du foie. Cette prise en charge se résulte par une purification du sang et une détoxication de toutes sortes de déchets issus de l’alimentation mais aussi d’autres toxines comme les métaux lourds, les additifs, les médicaments, les déchets cellulaires et ferments intestinaux, les virus, les bactéries. Il transforme tous les déchets azotés en urée qui est un déchet métabolique  pour être ensuite pris en charge par les reins (cycle de l’urée) pour être éliminer dans l’urine.

  • Le mauvais fonctionnement du Foie :

Identifions les signes d’alerte résultant d’un dysfonctionnement du foie. Une douleur locale associée à des troubles digestifs est déjà le siège d’une atteinte. Les intolérances alimentaires commencent à se faire sentir en particulier pour les corps gras. D’aspect extérieur, un teint jaune se marque avec une langue blanche ou une bouche pâteuse, des troubles cutanés sont aussi constatés.  Des nausées ou des vertiges peuvent accompagner cet état. Avoir des migraines répétées ou des gaz peut aussi représenter un signe d’atteinte hépatique.
Il faudra veiller à éliminer de son alimentation le café, les graisses saturées, les viandes, les conserves, les plats préparés, le sucre industriel, les céréales raffinées, le lait (préférer lui le lait bio micro-filtré), les produits de synthèse, l’alcool.

  • Drainage du Foie :

Faire des cures de Radis noir et d’Artichaut qui stimule le foie. Prendre l’habitude de verser deux gouttes d’huile essentielle de romarin ou de menthe poivrée à chaque repas, cela active le fonctionnement du foie et a un effet anti-spasmodique, anti-microbien et anti-viral. Se faire des tisanes tièdes de Chardon-Marie (détoxiquant naturel,protecteur et régénérant du foie), de Boldo, de Desmodium, et d’Aubier de Tilleul. Se mettre le soir une bouillotte sur le ventre, la chaleur triple la filtration du foie. Enfin effectuer un massage local au niveau du foie avec 2 gouttes d’huile essentielle de Menthe poivrée ou de Citron (convient mieux aux enfants) diluées dans de l’huile d’amande douce ce qui permet de lutter contre les sensations de lourdeurs.

Le jeûne et son principe de détoxination.

Principe d’une cure de Détoxination par le Jeûne.

Par le Dr Behlouli Z, Docteur en Pharmacie expert en Nutrition.

 

La cure Detox pourra s’effectuer surtout en inter-saison en agissant en amont sur la source des surcharges à savoir les aliments. En réduisant certains aliments voire en les éliminant, le corps gagnera en vitalité puisque son énergie sera en fait détournée de la digestion de ces aliments. Le corps va pouvoir unir ses forces vers l’auto-réparation et le nettoyage en soutenant la fonction d’élimination des déchets assurée les organes qui sont le foie, les reins, les intestins, et les poumons.

Les toxines alimentaires ont des natures différentes à savoir les acides ou les colles.

Les acides ou déchets protéiques sont contenus en excès dans les viandes, charcuteries, fromages, féculents raffinés, sucres, légumineuses type soja, lentilles. Dans le sang, ces déchets acides forment des cristaux qui s’infiltrent dans les tissus au niveau des jointures articulaires (doigts, genoux…), du nerf sciatique, du derme. Ces cristaux peuvent s’avérer douloureux et prélève les bases dont ils ont besoin dans les tissus où ils s’accumulent. Il en résulte une déminéralisation compensatrice qui se manifestera par exemple par des troubles de décalcification osseuse, de rhumatismes, de caries, de la fatigue, de l’eczéma sec, de calculs, de constipation, de brûlures d’estomac.

Les colles sont considérées comme des toxines insolubles s’accumulant dans la lymphe et peuvent être éliminées en temps normal par la peau, les poumons, le nez, les oreilles, le foie, les intestins. Elles s’accumulent dans les mucosités, les crachats, le pus, les sécrétions vaginales et sont non douloureuses. Leur excès provoque une hyperséborrhée, des mucosités au niveau des bronches, un nez qui coule, des selles collantes, des boutons d’acné.

La restriction de certains aliments et de sa durée tiendra lieu de plusieurs causes à savoir le degré d’encrassement, l’âge de l’intéressé, ses habitudes, sa motivation, la nature des déchets, la saison, le climat…

Les cures Détox connues sont les Monodiètes et le Jeûne où l’on s’attardera particulièrement..

Le Jeûne : Par l’absence de digestion, le corps est mis automatiquement au repos, cette économie d’énergie servira comme nous l’avons vu pour l’élimination et la régénération. Durant cette cure, il est question d’autolyse : le corps puise dans ses propres réserves pour fonctionner à savoir au niveau des déchets circulants, des graisses anciennes, des tissus morbides (calculs, kystes, boutons), des toxines, des sucres. Tous ces déchets sont éliminés et le corps parvient alors à reconnaitre le non-soi en le digérant et le rejetant à l’extérieur par les organes de sortie. La peau, qui est également une voie de sortie où la régénération cellulaire s’opère en même temps, va alors se nettoyer en profondeur et gagner en tonicité, les phénomènes de cicatrisation se feront plus facilement.

Le jeûne est dit « sec » lorsque l’individu ne mange pas durant une certaine période sans apport liquidien. Des règles d’usage doivent être strictes à savoir pas plus de 3 jours pour un jeûne sec si possible accompagné par un médecin ou naturopathe et pas plus de 15 jours pour un jeûne hydrique (dans le cas où on l’on boît que des liquides).

On comprendra alors que le jeûne hydrique aura pour objectif de solubiliser les cristaux acides qui seront pris en charge spécifiquement par le rein. Ce jeûne a des vertus anti-acides.

Le jeûne hydrique, quant à lui, accélèrera l’épuration de la lymphe qui passe d’un rythme normal de 1 litre par jour à 5 litre par jour. La lymphe se débarrasse ainsi mieux de ses colles stagnantes.

 

Recommandations d’usage pour assurer un Jeûne en toute sécurité :

Un Jeûne se prépare quelques jours avant (3-4 jours), en prenant soin d’alléger son alimentation en évitant les aliments acides ou les colles. L’idéal est de consommer une bouillie de légumes riche en cellulose. Dans le commerce, on trouvera l’équivalent de cette soupe sous le nom de Soupe Thermale. La veille du jeûne, on consommera une tisane dépurative à base de verge d’or, de sauge ou de bouleau et on pensera également à se purger avec du sel de Nigari (sel de magnésium).

Durant le jeûne, éviter toute situation de stress et préférer les zones non polluées. Assurer d’avoir toujours chaud. Dans le cas de jeûne hydrique, des tisanes diurétiques pourront être consommées mais il faudra bien penser à varier les plantes chaque jour afin de ne pas jouer sur l’équilibre ionique dans le sang. Les jeûnes répétés chaque mois et  d’une durée courte de 2 à 3 jours sont les plus bénéfiques au niveau santé.

Au sortir du jeûne, ne pas consommer immédiatement de fruits car leurs sucres rapides se complexeront avec les toxines accumulées dans la partie intestinale ( voie de sortie des déchets) et ces complexes risqueront par la suite d’intoxiquer le foie ce qui annulerait le principe de la détoxination. Comme pour la préparation au jeûne, une soupe cellulosique type Soupe Thermale pourra être consommée dans un premier temps sur 2 jours avant de réintroduire progressivement les autres aliments, dans l’ordre chronologique, les crudités, les fruits, les céréales et le plus tard possibles les viandes animales. Cette transition alimentaire doit s’étendre sur le double de la période de jeûne.

De toute évidence, un jeûne doit être stoppé dans les conditions suivantes : migraines persistantes, hallucinations, angoisses, insomnies, crampes musculaires (signes de fonte musculaire). Dans ces cas de figures, boire immédiatement du miel dilué dans de l’eau puis dans le courant de la journée de la soupe type Soupe Thermale.

 

L’angoisse : Conseils en phyto.

ANGOISSE, STRESS et PHYTOTHERAPIE.

 

  1. Introduction

 

L’angoisse est un état conscient ou inconscient de peur. Elle se distinguede la peur par le fait que dans l’angoisse l’objet de la peur est le plus souvent méconnu. C’est une réaction d’alarme vis-à-vis d’un danger inconnu, plus ou moins imaginaire, qui s’accompagne de manifestations somatiques et psychiques. Son intensité va de l’anxiété légère à l’état de terreur, souvent appelée “peur panique”. La peur panique est une angoisse aiguë tellement intense qu’elle paralyse le sujet. Ceci se passe chez un sujet atteint d’une manifestation névrotique. Les troubles de panique sont des attaques d’angoisse aiguë, imprévisibles, de courte durée, de forte intensité, récidivantes.

  • Etiologies (causes)

L’anxiété généralisée : six mois d’histoire de symptômes anxieux, maissans attaques de panique, avec des symptômes d’appréhension et des troubles neurovégétatifs.
Angoisse liée à une somatose (douleur d’organe psychogène non hystérique (la plus grave : fibromyalgie)
Terreurs nocturnes chez l’enfant
Les phobies comme l’agoraphobie, la claustrophobie, etc. Les troubles phobiques sont une peur intense avec tentative d’éviter des objets ou des situations spécifiques.
Les troubles obsessionnels compulsifs,
Le syndrome de sevrage,
Toute pathologie psychiatrique peut s’accompagner d’angoisse : Angoisse liée à la dépression, les psychoses, les démences (comme la maladie d’Alzheimer) s’accompagnent aussi d’angoisse qui devient là très intense et le comportement vis-à-vis de cette angoisse est intense mais variable dans son expression.

  • Symptômes

Il existe des signes neurovégétatifs
- sudation, sécheresse de bouche, envie d’uriner, sensation d’étouffement,
palpitations, salivation importante, sensation de chaud ou de froid, douleurs, vertiges, ballonnements, tics, etc..
Les signes typiques sont souvent absents comme les tremblement des extrémités, besoin de s’enfuir, et pensées angoissantes. Un signe est fréquent, l’insomnie. L’inhibition (ou blocage des actes de la vie) n’arrive que dans des pathologies plus intenses.

  • Traitement

La phytothérapie accompagnée d’une prise en charge psychothérapique peut prendre en charge certaines angoisses.
Les psychothérapies à appliquer sont surtout une psychothérapie selon le type de pathologie par le verbe, yoga, tai-chi, massage et psychothérapie corporelle (somatothérapie) qui recentre les problèmes à travers le corps et l’expression.
Artthérapie ; ergothérapie, dessin, musique, danse thérapeutique
La psychanalyse n’est pas une technique de thérapie, mais peut être thérapeutique. Elle nécessitera cependant beaucoup de temps pendant lequel une pharmacothérapie sera nécessaire.

Somatanalyse et travail reichien sont des analyses plus thérapeutiques et
plus rapides. Travail d’individuation.

La phytothérapie devrait toujours être la première pharmacothérapie à appliquer tant que le sujet n’a pas une angoisse trop évoluée dans l’intensité.
- éventuellement de l’acupuncture
- prendre des oligo-éléments.

Conduite d’une pharmacothérapie à base de plantes
La phytothérapie s’adressera aux angoisses légères, qui se traduisent le plus souvent par une insomnie ou des palpitations, vertiges légers, etc… Commencer par une approche psychothérapique et des sédatifs d’origine végétale est d’ailleurs le plus adapté. Les sédatifs naturels ne cachent pas une autre pathologie qu’il serait imprudent de ne pas traiter.

Arsenal thérapeutique
Dans notre arsenal thérapeutique il y a de nombreuses plantes qui entrent en ligne de compte. Les unes ne se prendront que par tisanes, les autres sous forme d’extrait, et même certaines uniquement sous forme d’huile essentielle.

Parmi les plantes sédatives majeures :
Sous forme de tisane : la feuille de mélisse, la fleur d’oranger, la racine d’angélique, le tilleul. Parmi les plantes utilisées en extrait (extrait fluide ou extrait sec) : la valériane, la passiflore, l’Eschscholtzia, la ballotte, le lotier corniculé, le houblon, le millepertuis, le kawa, l’aubépine, et à un moindre degré le coquelicot, le gelsémium, le mélilot.

Parmi les Huiles essentielles : la lavande officinale, l’oranger, le néroli, la camomille, la marjolaine.

Monothérapie ou non de plantes avec :

Aubépine :
L’aubépine agit de façon spasmolytique (sur les vaisseaux !) et comme antitachycardique. C’est cet effet de ralentissement du rythme cardiaque qui entraîne secondairement un effet “sédatif”, comme le font les bétabloquants dans le trac. L’aubépine ne se prescrit donc surtout quand il y a une notion de palpitation parmi les symptômes anxieux.

Valériane
Les effets de la valériane sont très variables en clinique, alors que l’expérimentation en laboratoire montre bien un effet sédatif qui
physiologiquement se traduit par une moindre consommation del’oxygène par les cellules nerveuses. La valériane cliniquement peut avoir un effet sédatif, peut entraîner une somnolence dans certains cas ou ne pas avoir d’effet du tout.
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Mélisse
La mélisse semble être la plus efficace en tisane. Les extraits secs peuvent être spasmolytiques, mais leur effet sédatif,
voire anxiolytique, n’a pas été démontré. Il est de coutume de se servir de la tisane de mélisse comme d’un excipient “actif” pour la prise de plantes sédatives en solution liquide.

Eschscholtzia
En extrait sec, il serait plus inducteur du sommeil que vraiment sédatif.

Houblon
Le houblon est préconisé par les pharmacopées comme inducteur du sommeil léger. Et, pourtant il s’agit d’une drogue sédative autant chez la femme que chez l’homme (où il serait même anti-androgénique). Il a un effet sédatif intéressant. Il faut cependant quelquefois augmenter la dose et ce phytomédicament devient difficile à prendre en raison de son amertume.

Passiflore
Se prononcer sur la passiflore est difficile. Elle est le plus souvent utilisée en association avec d’autres plantes. En tisane, la passiflore semble assez efficace.

Millepertuis
Le millepertuis aussi a subi l’intervention de l’Agence du Médicament qui aujourd’hui autorise son emploi dans certaines conditions. Le millepertuis est lui aussi au moins sédatif, puis à dose adéquate et sur le long terme, il devient un phytomédicament antidépresseur.

Utilisations d’huiles essentielles
Les huiles essentielles peuvent être utilisées avec intérêt aux autres principes actifs. En raison du maniement difficile des huiles essentielles , il est parfois important de ne pas établir de mélange d’huiles. La meilleure façon de prendre de l’huile essentielle est une préparation dans de l’alcool à prendre sur un sucre : mais aussi sous forme d’huile essentielle pure à mettre dans une tisane.

Néroli : trois fois 3 gouttes, ou
Lavande :trois fois 5 gouttes, ou
Oranger (orange douce) : trois fois 6 gouttes, ou
dans une tisane de Marjolaine ou de Tilleul, 3 à 4 fois par jour.

Autres plantes sédatives
Il est possible d’utiliser les huiles essentielles ou les plantes en contenant : angélique, saule, mélilot.
Dans toute pathologie avec angoisse il est possible de prescrire cesplantes mais on préférera effectivement les utiliser dans l’angoisse de la ménopause, ou dans un contexte d’hystérie.

Traitement par des tisanes
Ce type de traitement s’adresse à une anxiété légère permanente, ou sert comme agent actif excipient pour une teinture ou des gouttes d’huile essentielle.on utilise le plus souvent : la tisane de lavande, de tilleul, de mélisse, de fleur d’oranger, ou sous forme de mélange :   Valériane, passiflore, oranger par exemple. On prend 1 cuillerée à café pour une 1 tasse d’eau bouillante, l’infusion dure 1/2 heure. On en prend trois fois par jour.

Traitement de l’angoisse chez les enfants
Il s’agit le plus souvent de peur liée à une situation particulière comme les peurs nocturnes. Dans ce cas il peut y avoir difficulté d’endormissement mais aussi réveille précoce avec angoisse aiguë.On peut proposer l’infusion suivante :Mélisse, Lavande, Passiflore à raison de 1 à 3 tasses par jour en prenant 1 cuillerée à soupe de mélange pour 200ml d’eau bouillante, infusion de 15 minutes.

Phytobalnéothérapie
L’utilisation de bain calmant peut être d’un secours certain chez les personnes nerveuses qui peuvent prendre un tel bain dans la journée ou avant le coucher. Ce type de bain à ne pas prendre plus de 20 minutes estrelaxant. Nous utiliserons dans l’eau du bain à raison de deux gouttes une ou deux des huiles essentielles suivantes : huile essentielle de Pin, de lavande, de camomille, de fleur d’oranger. Les symptômes nerveux des enfants et des adultes peuvent par exemple bénéficier de bain type fait avec une infusion de lavande, fleurs d’oranger, de camomille et mélisse, à parts Egales, on prépare 1 litre d’infusion de 20 minutes que l’on mélange au bain avec quelques gouttes d’huile essentielle de lavande. Le massage à base d’huiles essentielles peut se faire aussi au niveau du plexus solaire ou du cou. Les huiles essentielles de Camomille, Marjolaine, Romarin, Ylang-ylang, ou le mélange : Camomille, Lavande, Orange, bois de rose peuvent être employés.

Comme il est d’usage on associera aussi un traitement par oligoéléments : Manganèse Cobalt ou magnésium le jour, et Lithium le soir et au coucher.

La Nutrition du Marathonien

Nutrition du marathonien

 Marathon :

Un marathon est une course à pied sur route d’une distance de 42,195 km. Le mot marathon est par extension devenu un nom commun utilisé pour qualifier un processus de longue durée, qui n’en finit pas. Il désigne aussi certaines épreuves sportives d’endurance (triathlon, cyclisme etc …)

Bien s’alimenter lors de la préparation de son  marathon est une étape aussi importante que la préparation physique. Le marathonien se doit d’avoir une alimentation équilibrée tout au long de l’année mais surtout une alimentation spécifique qui débutera sept jours avant le marathon. Le régime marathonien se déroule en deux phases de trois jours, une phase hypoglucidique (pauvre en sucre) suivie d’une phase hyper glucidique (enrichies en sucres lents), c’est le régime dissocié scandinave. Le but de ce régime est de stocker au maximum du glycogène dans les muscles, pour augmenter les performances, l’endurance et la puissance. Le glycogène est stocké dans les muscles ainsi que dans le foie, c’est le carburant qui permet des efforts intenses. Il est formé par des molécules de glucose associé à de l’eau. Ce régime est donc adapté pour tout les sport d’endurance.

Avant le marathon :

Du 6ème jour au 4ème jour avant le marathon : phase hypoglucidique.

Durant cette période l’alimentation doit être pauvre en glucide et à l’inverse riche en lipide et protide.

  • 10% de glucides
  • 35% de protides
  • 55%de lipides

Cette phase a pour objectif d’épuiser les réserves de glycogène dans le muscle.

Le matin

  • Un thé, un café sans sucre ou avec édulcorant
  • une omelette ,trois œuf durs ou deux tranches de jambon
  • une portion de fromage, deux yaourts ou un fromage blanc

Le midi

  • viande ex ;
  • une cuisse de poulet rôti
  • un steak grillé
  • un filet de poisson
  • une portion de légumes (300g)
  • un café

Collation

  • Un café noir ou un  thé
  • Un fromage blanc ou deux yaourts avec édulcorant

Le soir

  • viande maigre vert  ex ;
  • poisson : un pavé de saumon
  • une escalope de poulet/dinde
  • une portion de légumes  ex ;
  • poêlé de légume
  • légume de coucous
  • une soupe
  • un fromage blanc, une portion de fromage, faisselle

Notons qu’il existe des dernières améliorations apportées à ce régime marathonien par une modification essentiellement faite sur la phase hypoglucidique par une réduction conséquente de l’apport en lipides et une réduction du temps de cette même phase.

Du 3ème jour à la veille du marathon : phase hyper glucidique.

Durant cette période l’alimentation est riche en glucide et appauvrie en protide et lipide, c’est la phase de surcompensation.

  • 80% de glucides
  • 12% de protides,
  • 8% de lipides

Cette phase a pour objectif de recharger massivement le muscle en glycogène.

Les derniers jours les fibres sont à éviter car elles accélèrent le transit intestinal et peuvent provoquer des flatulences ce qui peut gêner durant la course.

 

Le matin

  • Deux tartines de pain (1/3 de baguette) ou biscotte
  • quatre cuillères à soupe de confiture ou miel
  • une salade de fruit ou un de jus de fruit
  • un thé, un café ou un chocolat  avec ou sans sucre, (lait écrémé de préférence afin de faciliter la digestion)

Le midi

  • viande maigre, ex ;
  • une escalope de poulet
  • Deux tranches de Jambon de dinde
  • Un filet poisson
  • Une portion de pâtes, de riz, blé ou pomme de terre vapeur.
  • Une tranche de pain ou biscotte
  • un gâteau de riz ou de semoule

Collation

  • un verre de jus de fruit
  • une barre de céréales

Le soir

  • une portion de viande maigre, un filet poisson a chair blanche ou deux œufs
  • une portion de pâtes, de riz blé ou pomme de terre vapeur
  • une tranche de pain
  • un yaourt sucré ou une compote
  • un café décaféiné

Le matin de la compétition :

Trois heures devra séparer la course du dernier repas. Il devra être riche en glucide et en protéine

Ex ; une  barre de céréales et un fromage blanc.

Pendant le marathon :

Il est indispensable pendant le marathon de s’hydrater régulièrement à chaque ravitaillement ou tout les trente minutes afin de compenser les pertes en eau .Eviter de boire l’eau froide mais privilégier plutôt l’eau à température ambiante. Il est impératif de consommer des glucides rapides afin d’éviter d’épuiser ses réserve de glycogène et de ce fait d’utiliser les protéines comme source d’énergie.

A l’arrivée :

  • L’hydratation est essentielle afin de compenser les pertes en eau et en minéraux.
  • Consommer des glucides pour rétablir les quantités de glycogène présent dans le muscle ainsi que des protéines qui permettra la reconstruction musculaire et sa récupération.

Le soir et les jours suivants :

Le soir de la compétition : le repas devra être riche en glucide afin de maximiser la récupération et de restaurer les stocks en glycogène du muscle. Appelé traditionnellement la pasta party.

Le lendemain : reprise d’une alimentation normale.