La spiruline

La spiruline : l’algue étonnante !

Qu’est ce que c’est ?:

La spiruline est une micro algue de couleur bleue verte, issue de différentes espèces de types cyanobactéries. Elle est l’une des premières forme de vie sur Terre puisqu’elle existe depuis 3 milliards d’années ! La principale est nommée arthrospira platensis aujourd’hui cultivée en californie, à hawai, au yunnan en Chine et en Afrique de l’ouest. Elle nécessite des conditions climatiques chaudes et ensoleillées, elle se développe abondamment à des températures dépassant les 30°C, en milieu aqueux et riche en minéraux desquels elle se nourrit. Pour préserver au mieux ses teneurs en vitamines et phytonutriments ; elle doit être séchée à l’air sec sous la lumière du soleil.

Sa découverte :

Consommée il y a plus de 500 ans déjà par les Aztèques qui ramassaient une boue bleue verte sur les bords des lacs de Mexico, tirant evidemment sa couleur de la fameuse algue. Ceux-ci la séchait au soleil pour la manger en galette. La consommation de spiruline s’est éteinte avec l’empire Aztèque. Ce n’est que plusieurs siècles plus tard, au milieu du XXème, que furent redécouvertes les galettes de spiruline sur les marchés Tchadiens par les européens et notamment par le botaniste belge Jean Leonard qui la fera analyser en décelant ainsi toute la richesse.

Sa composition :

La spiruline est riche de plus de 60 éléments nutritifs tels que les protéines (d’origine végétale), les vitamines, les minéraux, les oligo éléments, les enzymes et les acides gras essentiels. Sa composition étonnante est le secret de son pouvoir:

Les protéines végétales constituent la moitié du poids de la spiruline, détrônant ainsi d’importante source comme le soja. D’un point de vue qualitatif, la spiruline détient l’ensemble des acides aminés ce qui lui vaut une excellente valeur biologique. L’une de ces protéines est la phycocyanine dont on a démontré scientifiquement le pouvoir immunostimulateur notamment en stimulant la synthèse des cellules sanguines.

Les acides gras essentiels et particulièrement l’acide gamma linolénique (omega 3) nécessaire au bien être cardiovasculaire et au bon fonctionnement cérébral.

Les oligo-éléments sont variés : fer, calcium, magnésium, zinc, cuivre, potassium, manganèse, chrome, phosphore.

Les vitamines y sont très bien représentées : riche en anti oxydant tels que la vitamine A et la provitamine A (bétacarotène) ainsi que la vitamine E. D’autre part, elle renferme toutes les vitamines du groupe B dont une quantité impressionnante de vitamine B12 qui lutte contre l’anémie et protège le système nerveux.

La spiruline est LA réponse aux fatigues intenses, au surmenage et aux carences dûes notamment à un régime amaigrissant.  Elle est aussi très conseillée aux sportifs dont les besoins en vitamines, minéraux et acides aminés sont augmentés. Enfin, elle est le complément idéal des végétariens afin de couvrir aisément leur besoins et notamment en fer, vitamine B12 et acides aminés.

Les effets thérapeutiques :
action immuno-stimulante globale
De nombreuses études ont été réalisées à ce jour, sur des souris, hamsters, poulets, dindes, chats et poissons, qui toutes ont démontré que la spiruline est incontestablement un puissant tonifiant du système immunitaire. Bien évidemment, cette action positive s’explique par la présence de vitamines du groupe B, d’oligo-éléments comme le fer, d’acide gammalinolénique, d’anti-oxydants puissants et à doses importantes comme le bêta-carotène, la vitamine E, le zinc et le sélénium, ce qui n’a rien de révolutionnaire. Mais le véritable intérêt de la spiruline en tant qu’agent « dopant » du système immunitaire repose sur la présence de ces molécules complexes, polysaccharidiques et polypeptidiques, dont les effets immuno-stimulants sont étudiés depuis le milieu des années 90. Les chercheurs affirment que la spiruline agit sur les organes impliqués dans l’élaboration du système immunitaire (foie, rate, thymus, ganglions lymphatiques, végétations adénoïdes, amygdales et moelle osseuse), en même temps qu’elle stimule le fonctionnement des cellules immunitaires.

Ce qui revient à dire que la spiruline augmente à la fois l’immunité cellulaire (lymphocytes T, macrophages, cellules B, cellules
tueuses naturelles ou NK qui s’attaquent aux cellules cancéreuses) et l’immunité humorale (anticorps et cytokines).
action des PSM sur le système immunitaire :
Depuis le début des années 90, date à laquelle ils ont été découverts,
les études se sont succédées qui toutes ont mis en évidence la capacité
des PSM à stimuler le système immunitaire tant humoral que cellulaire,
entre autre par la stimulation des nombreux organes impliqués : foie,
rate, thymus, système lymphatique, moelle osseuse.
Etude du professeur Boajiang (1994)
Le professeur Boajiang, chercheur chinois, a démontré en 1994 que non
seulement la production des éléments du système humoral (anticorps,
cytokines) était stimulée, mais que de plus les éléments cellulaires
comme les lymphocytes T, les macrophages et les NK cells voyaient leur
nombre augmenté et surtout leur efficacité accrue.
Etude du professeur Qureshi (1995)
De même une équipe américaine dirigée par le professeur Qureshi,
travaillant in vitro sur des macrophages de poulet, a mis en évidence une
prolifération accrue de ceux-ci, ainsi qu’une meilleure efficacité
phagocytosique (vacuolisation augmentée).
synthèse du système sanguin :
Depuis longtemps, les scientifiques ont identifié la spiruline comme une
des meilleures sources de fer bio-disponible, particulièrement
intéressante dans le cas de patients végétariens stricts, anorexiques,
dénutris… Mais l’intérêt de la spiruline, dans le cadre de l’élaboration du sang, ne se limite pas à cet apport en fer destiné à la synthèse de l’hémoglobine. Des scientifiques russes et chinois ont démontré en 1994, chacun de leur côté, que la spiruline intervenait au niveau de la moelle osseuse, siège de l’élaboration des globules rouges (érythropoïèse), grâce à la présence d’un pigment protéique rare, la phycocyanine.
phycocyanine et système sanguin :
La phycocyanine est un pigment respiratoire de nature polypeptidique propre à la spiruline. Cette molécule complexe agit sur la moelle osseuse en stimulant l’évolution et la différenciation des cellules souches des lignées sanguines rouges et blanches.

activité antivirale :
La recherche scientifique a depuis longtemps établi l’intérêt du bêtacarotène et de la vitamine B12, ainsi que des autres vitamines du groupe B, dans le cadre de la lutte contre les infections virales. Mais la richesse de la spiruline en ces substances n’explique pas entièrement le pouvoir antiviral de la spiruline. Une fois encore, il semblerait que les polysaccharides membranaires soient impliqués dans ce processus, parce qu’ils empêchent le virus de pénétrer la membrane cellulaire, et donc de se répliquer.
action anti-virale spécifique des Polysaccharides Membranaires :

La spiruline est particulièrement riche en anti-oxydants puissants comme
le bêta-carotène, la vitamine E, le zinc, le sélénium… Mais d’autres mécanismes sont impliqués dans le cadre de la lutte anticancer
et de la radioprotection. La spiruline agit d’abord, nous l’avons vu,en restaurant la moelle osseuse qui est un des premiers organes lésés par les radiations, et en stimulant le système immunitaire (dont les cellules tueuses naturelles, ou NK, destructrices des cellules
cancéreuses, sont un élément important).
En outre, les polysaccharides membranaires de la spiruline agiraient en stimulant les complexes enzymatiques, les endonucléases, chargés de restaurer l’ADN (quand celui-ci est altéré par les radiations ou les radicaux libres) et en accélérant l’excrétion des radio-isotopes. L’action anti-cancer de la spiruline serait donc pour certains chercheurs tant préventive (élimination des radio-isotopes, effet anti-radicalaire) que curative (restauration de l’ADN, destruction des cellules cancéreuses par les cellules tueuses naturelles).

effet anti-oxydant :
Radicaux libres et anti-oxydants s’opposent, nous l’avons déjà mentionné, dans une lutte chimique qui, aboutit, si les radicaux libres
prévalent, à un phénomène d’oxydation cellulaire se soldant par un vieillissement accéléré de l’organisme, voire l’apparition d’une tumeur cancéreuse. La spiruline présente un arsenal complet et synergique sous forme de
bêta-carotène, vitamine E, Zinc et Sélénium, qui comptent parmi les antioxydants
les plus efficaces dont on puisse disposer.

intérêt nutritionnel chez l’homme :
La spiruline ne disposant pas de paroi cellulosique peut donc être facilement digérée par l’homme. La digestibilité des protéines est
mesurée par la NPU ou Utilisation Protéique Nette. Celle de la spiruline est de 85 à 92% de celle de la caséine pure qui sert
de référence, ce qui représente un score exceptionnel. L’assimilation des protéines est mesurée par la PER ou Efficacité Protéique. Celle de la spiruline est selon les auteurs de 1,80 à 2,60, celle de la caséine pure étant de 2,5 (maïs 1,23 ; blé 1,15).
La présence de nombreux oligo-éléments et vitamines, ainsi que la présence, unique dans le domaine végétal, de fer bio-disponible et de vitamine B12, font que la spiruline est un complément alimentaire de choix, voire un aliment à part entière, dans le cas de patients en état de faiblesse ponctuelle ou chronique (convalescents, enfants dénutris,
anorexiques, personnes âgées…). La faible quantité de spiruline nécessaire à une ré-équilibration alimentaire ainsi que son faible coût devrait rendre son utilisation régulière en milieu hospitalier.
autres avantages possibles pour la santé
La recherche sur la spiruline est toujours en cours, et nous pouvons d’ores et déjà affirmer que cette algue bactérie, en plus des actions déjà développées, agit aussi en tant qu’agent anti-inflammatoire (présence d’acide gamma-linolénique, précurseur des prostaglandines et de ce fait régulateur du cycle menstruel). Il semblerait également que la spiruline agisse favorablement sur la flore intestinale, stimulant le développement de Bifidus et lactobacille et empêchant la croissance pathologique de Escherichia coli et Candida
albicans. Du fait de sa richesse en protéines et donc d’un éventuel effet coupefaim par induction d’une sensation de satiété, la spiruline est conseillée par certains nutritionnistes comme adjuvant des régimes hypocaloriques, d’autant plus que sa richesse en micro-nutriments peut pallier les carences inhérentes à ces régimes.
Principales indications de la spiruline
Elles sont multiples et découlent de la composition. Tous les états pathologiques déclarés : (effet tonifiant, immuno-stimulant, richesse nutritionnelle, action sur le système sanguin et l’immunité humorale et cellulaire…).

A noter aussi l’importance de la vitamine B12, qu’on ne trouve que dans la viande rouge et la spiruline, et qui est toujours fortement carencée chez les patients séropositifs. La seule restriction à l’usage de la spiruline pourrait être les phases de chimiothérapie, dont l’efficacité peut être réduite du fait de l’action cellulo-protectrice de la spiruline ?
toute personne saine désireuse d’augmenter son potentiel vital et
sa longévité : ne serait-ce que par le pouvoir adaptogène et oxygénateur de la spiruline.

états de déficience nutritive : pour les anorexiques, les végétariens, les personnes âgées, les
convalescents… Une étude menée à l’hôpital Bichat a montré qu’il était
possible de pallier la dénutrition et la malnutrition uniquement avec de la
spiruline, sans risque de surdosage.
personnes contaminés : par le tabac, l’alcool, un environnement professionnel et/ou habituel polluant, y compris les métaux lourds et la radio-activité.
carences en vitamines du groupe B : y compris anémie pernicieuse (carence en vitamine B12), et carence en fer. Cette dernière concerne au moins 30% de la population occidentale, surtout féminine.
états de fatigue, stress, enfants en croissance.

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