Interview spéciale : « Mincir avec les compléments alimentaires, pour ou contre? »

INTERVIEW SPECIALE

 

 

Mr Behlouli Z., Docteur en Pharmacie et Consultant Diététique pour les magasins Nature et Nutrition a souhaité répondre à la question suivante : Le complément minceur est-il utile ?

 

 

Le complément minceur est-il utile ?
Nous pouvons distinguer deux bonnes raisons qui justifient le choix d’un complément alimentaire indiqué pour la minceur :
- Favoriser la cure régime
Ce n’est pas évident de suivre un régime sur le long court. Nous nous rebellons via notre corps afin de quitter cet état de famine voulue.  On distinguera 5 difficultés à surmonter (que l’on évoquera plus bas) pour arriver à maintenir notre régime tout en optimisant ses bienfaits.
- Lutter contre le risque santé durant le régime
Dans un deuxième temps, le corps, luttant contre cette abstinence calorique, peut constituer un risque santé. L’emploi adapté et bien orienté des compléments alimentaires permettra de diminuer l’incidence des inconvénients et effets indésirables lié au régime.

Les 5 difficultés majeures liées à une perte de graisse.

Plus le gras s’accumule, plus il faudra un différentiel énergétique important afin de perdre un kilo et donc plus il sera difficile de maigrir. La règle d’or est de s’inquiéter et réagir suffisamment tôt avant l’accumulation de bourrelets disgracieux  au niveau de sa silhouette. Sur le long terme, seuls 10 % des individus en surpoids parviendront à perdre des kilos sans les reprendre après.  Il est dît que sur du long terme malheureusement 10% des personnes obèses ne reprennent pas leurs kilos perdus. Dans ces conditions, pourquoi les régimes ne marchent pas aussi bien ? C’est parce qu’à un moment donné du régime, nous sommes directement confrontés aux 5 difficultés liées à une perte de graisse et c’est dans cette perspective que le complément alimentaire minceur nous aidera à surmonter ces obstacles.  Nous pouvons d’ores et déjà citer ces difficultés qui sont : Appétit, Baisse du métabolisme, perturbations hormonales, réduction de la masse maigre, fatigue générale.

  • Appétit augmenté : L’interdît de certains aliments durant la phase régime va susciter une envie  psychologique plus forte de consommer ces aliments, notre cerveau nous dicte alors une augmentation de l’appétit afin de lutter contre cet état de « famine spécifique ». La difficulté est alors bien ressentie et cette impossibilité de gérer peut expliquer la majorité des régimes se traduisant en échec. La conséquence de cet état de frustration se traduit finalement par une reprise importante de poids et donc d’un sentiment de culpabilité alors que le corps pendant ce temps avait subi trop de pressions.  Une classe de compléments alimentaires minceur aurait eu son utilité : les modérateurs d’appétit.

 

  • Baisse du métabolisme : Lorsque les graisses corporelles remplacent les sucres en tant que carburant, ce changement est perçu comme une menace, puisqu’il témoigne d’une carence énergétique. Durant une carence énergétique, il faut comprendre sur le plan biochimique que les graisses de notre corps sont mobilisés préférentiellement et supplémentent les sucres en vue de carburant énergétiques.  Notre cerveau, organe consommant  énormément d’énergie (20% des besoins énergétiques quotidiens), face à cette situation délicate, va rationner ses besoins tant qu’il le pourra. Nos dépenses caloriques vont alors être réduites durant la phase hypocalorique qu’est le régime; une bonne partie de cette réduction énergétique environ 50% sera surtout liée à l’allègement de notre corps, plus on est léger moins nous avons besoin d’énergie pour subvenir à nos fonctions vitales. Mais 25% de la réduction des dépenses se traduisent par la pure économie : le corps ajuste ses dépenses par rapport au taux des calories qu’on lui apporte quotidiennement. Le taux calorique  apporté par jour est ajusté avec les dépenses énergétiques du corps qui diminue surtout l’activité de la glande thyroïdienne.  Cela a pour effet immédiat de diminuer la température du corps. En effet, La facture d’énergie s’avère moins « salée » quand on baisse le niveau du « thermostat ». Mais cet arrangement énergétique n’est pas bénéfique puisque la sous-productivité de l’activité thyroïdienne est en contrepartie néfaste pour la perte de poids. Des compléments alimentaires peuvent là-aussi agir à ce niveau puisqu’ils peuvent stimuler la thyroïde et donc favoriser la fonte des graisses.

 

  • Perturbations hormonales : Quand les régimes durent trop longtemps, les hormones qui mobilisent les graisses (Adrénaline et Noradrénaline) sont de moins en moins secrétées ce qui provoque une fatigue. A noter que l’on peut constater parallèlement une diminution du taux d’hormones thyroïdiennes ainsi que les hormones protégeant la masse maigre (GH, DHEA…). Le bilan hormonal se trouve alors bouleversé et peut être dangereux pour la santé. Nous pouvons alors que conseiller une activité sportive ce qui a pour effet de stimuler à nouveau la production de ces hormones. De plus, les compléments alimentaires à base de plantes à visée thermogénique (favorisant l’élévation de la température corporelle) activent leur sécrétion et sont aussi un bon moyen de rééquilibrer  cet environnement hormonal.

 

  • Réduction de la masse maigre (muscle et os) : Le régime a en théorie pour objectif de retrouver un poids de forme idéal se traduisant effectivement par une perte de poids mais également, et, il faut le souligner, de garantir une amélioration de sa silhouette. Cette garantie est aboutie en assurant pendant toute la durée du régime une tonicité musculaire au détriment d’une réduction de la masse grasse. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre puisque les régimes sont souvent associés à une rhabdomyolyse (terme scientifique pour désigner une destruction des cellules musculaire) et une baisse de la densité osseuse expliquée par une augmentation des pertes urinaires de calcium. Ce rapport affligeant est d’ailleurs plus fréquent et important chez les femmes que chez les hommes. Un constat affirme que sur trois semaines de régime avec une diminution calorique de 40% et une perte de poids de 4 kg, 2kg correspondrait en réalité à une perte musculaire et osseuse ! On comprend mieux alors qu’une supplémentation précise sera nécessaire afin de préserver son capital musculaire et osseux.

 

  • Fatigue générale : La fatigue survient avec la diminution calorique car le corps avait trop pris l’habitude avant le régime de se servir immédiatement dans l’abondance calorique qu’on lui soumettait. Il peine alors davantage à se servir dans ses propres réserves énergétiques lors du régime. Le manque alimentaire va aussi avoir une incidence sur les difficultés d’endormissement, et de sommeil réparateur entretenant ainsi l’état de fatigue.  Ses troubles peuvent être gérés par la prise de compléments alimentaires spécifiques qui permettront de retrouver un bon état de forme général.

 

Propos recueillis le 23/12/2009 à Clichy-La-Garenne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Connect with Facebook

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>