hiver

Savoir Manger en Hiver.

Ecrits recueillis de Mr Behlouli Z.,  Docteur en Pharmacie et Nutritionniste.

CONSEILS ALIMENTAIRES EN HIVER :

Si l’on ne peut pas agir sur le climat, comment agir contre le froid en hiver qui a tendance à bloquer nos organes digestifs assurant la bonne assimilation des aliments et la sortie des déchets dans notre organisme ? Quelles sont les attitudes alimentaires à suivre pour maintenir la propreté de nos liquides internes  (sang, lymphe, liquide interstitiel) et nous assurer alors une bonne santé durant cette saison difficile ? Les  liquides de déchets excrétés rendent en effet une circulation plus fluide à nos cellules immunitaires de défense qui feront leur travail de manière plus efficace et accèderont plus facilement à un foyer infectieux par exemple.

Citons deux types de résidus liés à l’alimentation qui nous permettront de mieux comprendre l’approche alimentaire que nous développerons par la suite ; il s’ agît des colles et des acides d’après le langage naturopathe.

·         Les colles ont tendance comme leur nom l’indique à engluer les liquides humoraux et les rendre ainsi plus denses, plus visqueux, ce sont des déchets insolubles dans la lymphe apportés par l’alimentation qui obstruent les voies organiques et engorgent les organes d’élimination (poumons, foie, intestin, voie biliaire…).  Ses surcharges toxiques se retrouvent dans les mucosités, les glaires, le pus et entretiennent le phénomène de l’inflammation, la voie lymphocytaire étant ralentie. Les colles sont connues dans les féculents, les aliments amidonnés, les produits laitiers, les matières grasses d’origine animale, les sucres.

·         Les acides forme de cristaux solubles quant à eux, stagnent dans le sang et sont plus douloureux puisqu’ils peuvent créer par exemple des calculs dans le rein ou la vésicule biliaire. Ils sont en grande partie éliminés par les reins, les intestins et les glandes sudoripares (par la sueur). On retrouve ces acides surtout dans les viandes, les fromages, les légumineuses type lentille, soja, les sucres raffinés, les charcuteries.

Les troubles hivernaux sont généralement liés à l’excédent des colles qui viennent engluées les sécrétions respiratoires et pulmonaires qui ont pris le relais d’un foie surchargé et saturé tentant d’éliminer les microbes et les déchets. Le froid perturbe l’activité du foie qui tend à le ralentir, s’ensuit alors une mauvaise digestion ce qui entretient la prolifération microbienne par stagnation des aliments. Durant cette période, penser à  alléger ses repas voire supprimer un des repas  dès que des troubles digestifs se font ressentir.

Conduite Alimentaire à tenir lors d’un déséquilibre :

  • Supprimer ou réduire :

             les céréales (pain, pâtes, semoule), les légumineuses (pois chiches, soja, tofu, lentilles, haricots secs), alcool, lait, produits laitiers industriels stérilisés, les graisses animales (foie gras, charcuteries), les sucres raffinés. Le café est à bannir en fin de repas ce qui bloque la digestion.

  • Tolérance pour les aliments suivants :

Le riz demi-complet, les pommes de terre en vapeur, sarrasin, millet, biscottes et pain sans gluten.

Le poisson et les viandes blanches.

Les œufs, les fromages frais, les crottins de chèvre ou de brebis. S’il y a des mucosités, il faudra les éviter.

  • Privilégier :

Les fruits de saison à consommer en dehors des repas, les  crudités, les légumes cuits à la vapeur ou à l’étouffée ou en potage. Assaisonnement à l’huile d’olive et jus de citron. Compotes faites maison en guise de dessert.

  • Rester au moins 5 heures sans manger entre chaque repas. Se maintenir au chaud (vêtements appropriés, bouillote sur le foie).
  • Drainer par l’ intermédiaire des plantes le foie et le rein comme le radis noir, l’artichaut,  le pissenlit, le romarin, le chiendent, la bardane…En cas de transit ralenti voire bloqué, consomme du sel de nigari ou chlorure de magnésium sur 2 semaines à raison de 2 cuillères à soupe par jour.

 

  •  En cas d’affection, ne pas consommer de produits laitiers ni féculents pendant quelque jours. Consommer  des soupes épaisses de légumes ou bouillons légers, des pommes cuites en alternance avec des tisanes de plantes comme le thym par exemple. Eviter la suralimentation.
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